Le budget de la Ville de Mercier, adopté le 20 janvier, se traduit par une hausse moyenne du compte de taxes de 3,85 %. L’administration municipale assurera le fonctionnement de la Ville avec un peu plus de 28 M$ en 2026, soit une augmentation de 7,2 % comparativement au budget précédent.
En 2026, les propriétaires d’une maison moyenne évaluée à 528 357 $ paieront 124 $ de plus, soit 3352 $.
En ce qui a trait aux revenus, l’écart des postes de la cour municipale (18,9 %) et celui de la compensation tenant lieu de taxes (10,3 %) s’avèrent les plus élevés comparativement à 2025. L’État compense la Ville «pour des édifices gouvernementaux qui paient moins de taxes que le taux normal de base», a indiqué le directeur général de Mercier René Chalifoux lors de la présentation du budget.
Au total, 90 % du territoire de Mercier est agricole. La Ville ne peut compter sur des revenus commerciaux et industriels, comme les municipalités voisines. La principale source de revenus de taxation, à hauteur de 76 %, demeure le secteur résidentiel. «Ça crée un déficit dans les revenus de la Ville pour offrir les mêmes services aux citoyens. Évidemment, on a moins de revenus parce que les résidences sont taxées à un taux beaucoup moindre que le commercial et l’industriel», a précisé M. Chalifoux.
Du côté des dépenses, le poste environnement connaît un écart de 8237 % comparativement à 2025. Le budget, passant de 2850 $ à 237 605 $, est attribuable à l’ajout d’une division environnement au sein de la Ville et l’aménagement du parc du Boisé, explique le directeur des communications à Mercier Vincent Lanctôt.
En 2026, Mercier prévoit investir dans la construction du Pavillon Alec Reid (5,9 M$), l’aménagement du parc Le Boisé (50 000 $) et le nouveau poste de pompage qui sera situé sur la rue des Érables (2 M$). «Nos infrastructures ont dépassé leur capacité, a souligné la mairesse de Mercier Lise Michaud durant la présentation du budget. On doit avoir une nouvelle station de pompage.» Le remplacement de pancartes affichant les noms de rues (30 000 $) et l’installation de caméras dans les parcs (90 000 $) sont également planifiés. Quelques-uns des projets bénéficieront de subventions gouvernementales.


