Sur les plateformes numériques, les jeunes peuvent consommer des contenus moins appropriés, bien souvent à leur insu. Pour s’assurer d’une consommation saine, l’organisme Pouvoir d’AGIR à Châteauguay prône l’ouverture du dialogue.

«Ça va rapidement. Il y a toujours de nouvelles choses [des applications]», note Nathalie Lafleur, coordonnatrice et intervenante en prévention chez Pouvoir d’AGIR. La navigation a changé également. Le seul ordinateur familial, visible dans le salon au début des années 2000, fait place aujourd’hui à plusieurs appareils dans une même résidence. La navigation sur les cellulaires et tablettes se fait dans des endroits clos, comme la chambre.

Pour plusieurs parents, le dialogue ne constitue «pas un automatisme», remarque Mme Lafleur. Pourtant, la discussion avec son jeune peut s’entamer à tout moment, «sans faire de longs discours». Ainsi, la mère ou le père démontre à son jeune qu’il l’écoute, croit ses propos et qu’il peut venir vers lui s’il a besoin d’aide.

Quels sujets traiter? Le comportement à adopter en ligne en constitue un. Simplement s’informer de son enfant, si des changements de comportement surviennent, aussi. «On peut l’aborder, explique Nathalie Lafleur. ‟J’ai l’impression que quelque chose ne va pas. As-tu envie de m’en parler?”»

Dans la résolution d’un problème, le développement de stratégies demeure important «pour leur donner le pouvoir d’agir face à une situation de danger ou de violence», explique la coordonnatrice et intervenante en prévention.  

Pouvoir d’AGIR sensibilise les gens à la violence chez les enfants en plus de la prévenir. Cette violence prend plusieurs formes, soit entre jeunes, entre un adulte et un enfant. Elle peut être physique, verbale et sexuelle.

Devant une violence de toute nature, Nathalie Lafleur recommande aux jeunes de s’entourer d’«adultes de confiance» que ce soit un parent, un membre de la famille ou un enseignant.

Campagne de sensibilisation

Pouvoir d’AGIR participe à une campagne de sensibilisation dans le cadre de la Journée pour un Internet plus sûr. Depuis le 10 février, le visuel de la campagne est affiché dans 16 abribus à Châteauguay et Léry, au stationnement incitatif à Châteauguay et auprès de divers partenaires communautaires de l’organisme. La Journée pour un Internet plus sûr joint les parents; un public-cible complémentaire pour Pouvoir d’AGIR. Au quotidien, l’organisme de Châteauguay se distingue par la tenue d’ateliers de prévention chez les jeunes.

La campagne Journée pour un Internet plus sûr s’adresse aux enfants de 6 à 12 ans. «Entre 5 et 7 ans, ils peuvent être exposés à du contenu inapproprié que ce soit dans les jeux ou en cliquant sur une publicité», mentionne Mme Lafleur. L’accès aux écrans à un enfant de 6 ans, c’est oui ou non? La coordonnatrice et intervenante en prévention parle d’une utilisation modérée. Des applications contiennent des jeux éducatifs, d’autres non. Puis, il y a aussi le temps passé devant un écran. «Le parent peut être avec son enfant avec un écran, mais avoir une interaction avec l’enfant, conseille-t-elle. Plus les enfants sont laissés à eux-mêmes, ça devient plus problématique.»