Les pharmaciens ont reçu le message d’être vigilants concernant la vente de sirop pour la toux avec codéine, fait part Bertrand Bolduc, président de leur ordre professionnel.

Le produit en question est vendu sans ordonnance mais n’est pas disponible sur les tablettes des établissements. Il faut faire la demande au pharmacien pour en obtenir. Et l’achat est inscrit au dossier du client.

«La codéine n’est pas un produit qu’on aime. En partant, on est méfiant. Il y a une lumière rouge qui allume. On va conseiller d’abord un autre antitussif», fait part M. Bolduc. Un adolescent qui se présenterait avec une petite toux un vendredi soir n’aurait pas de sirop à la codéine, illustre-t-il. «Quand on leur propose un autre sirop et qu’on leur demande leur carte d’assurance santé, certains sont moins malades», note-t-il.

Et même très mal en point, il n’est pas possible d’acheter du sirop avec codéine en grande quantité. «On ne sort pas avec une caisse c’est certain. C’est selon le jugement du pharmacien et les gens sont extrêmement prudents», soutient Bertrand Bolduc.

Prudence à la maison

Concernant les médicaments vendus sous ordonnance comme le Xanax, Bertrand Bolduc invite les parents à la prudence. «Nous avons déjà fait des campagnes de sensibilisation sur le sujet. Des jeunes fouillent dans la pharmacie des parents. Il ne faut pas laisser trainer des médicaments», affirme le président de l’Ordre des pharmaciens.

Selon une étude de l’organisation, 70 % des médicaments consommés par les adolescents sans leur avoir été prescrits provenaient de leur domicile. Un adolescent sur huit aurait pris des médicaments pour se droguer, selon cette étude datant de 2014.

 

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