(English follows) Bien que le Directeur général des élections du Québec ait fermé sa plainte contre Vision Châteauguay sans engager de poursuite, Nathalie Simon fait valoir qu’il ne l’a pas «rejetée» pour autant.

«Le DGEQ est intervenu auprès de Vision. Notre point était fondé. C’est parce que la somme en jeu est minime que le DGEQ ne donne pas suite», a réagi la cheffe d’Action citoyenne – Citizens’ Action à un article du Soleil de Châteauguay rapportant que sa plainte au DGEQ avait été rejetée.

Dans cette plainte, Action citoyenne reprochait à Vision Châteauguay «des dépenses faites alors que le parti n’était pas autorisé à en faire», selon un communiqué.

Nathalie Simon a transmis au journal une lettre datée du 2 octobre que Me Benoit Coulombe, du Bureau des plaintes du DGEQ, lui a fait parvenir.

Il y indique donner suite à des échanges de Nathalie Simon avec une de ses collègues au DGEQ «relativement aux dépenses encourues (création site Internet et page Facebook sponsorisées) par le parti Vision Châteauguay Équipe Routhier Team avant son autorisation».

Me Coulombe rappele «que les dépenses effectuées hors d’une période électorale  constituent des dépenses courantes ou pré-électorales qui ne font pas l’objet d’un remboursement à titre de dépenses électorales». Ces dépenses doivent toutefois figurer dans le bilan annuel du parti, précise-t-il.

«Dans ce cadre, écrit-il, nous avons effectué les démarches requises afin que toutes les dépenses effectuées avant l’autorisation du parti soient assumées par ce dernier à même les sommes recueillies conformément à la loi. De plus, un suivi sera effectué lors de la production du rapport financier annuel du parti afin de s’assurer que ces dépenses seront inscrites avec les pièces justificatives requises. Nous nous sommes également assurés qu’aucune contribution n’avait été recueillie avant l’autorisation du parti.»

Me Coulombe conclut sa lettre en écrivant : «Compte tenu de ce qui précède et des sommes relativement minimes en cause, aucune autre démarche ne sera effectuée dans ce dossier».

Nathalie Simon a fait part au journal qu’elle n’avait« aucune idée» des sommes en cause. « Pour nous c’est une question de principe et non d’argent», observe-t-elle.

La mairesse sortante a ajouté qu’elle s’est renseignée auprès du DGEQ avant de porter plainte. Une agente d’information lui a indiqué dans un courriel : «Un parti en cours d’autorisation n’a pas le droit de recueillir de contribution ni le droit d’effectuer de dépenses. Le parti doit nécessairement détenir son autorisation du DGE AVANT de toucher à de l’argent « politique » (contributions ou dépenses). Si vous détenez de l’information ou des preuves à cet effet, vous êtes en titre de porter plainte. Ainsi, à la lumière de ces renseignements, le DGE analysera la situation et verra à la suite».

DGEQ did not “reject” her complaint – Nathalie Simon

Translation Dan Rosenburg

Even though the Director General of the Elections closed her complaint against Vision Chateauguay without committing to a follow-up, Nathalie Simon says that he did not “reject” it just the same.

“The DGEQ intervened with the Vision party and our point was well-founded,” Simon explained. “It’s because the sum of money in play is small that the DGEQ has not done a follow-up,” the Action citoyenne-Citizens’ Action Party leader reacted to an article in Le Soleil de Chateauguay reporting that her complaint to the DGEQ had been turned down.

In that complaint, Citizens’ Action reproached Vision Chateauguay “for expenses made when that party had not been authorized to make them,” according to a communique.

Simon sent this newspaper a letter dated October 2 that lawyer Benoit Coulombe of the DGEQ’s office of complaints sent her.

It indicates following up exchanges Simon had with one of his colleagues at the DGEQ “regarding the expenses run up (the creation of a website and a sponsored Facebook page) by the Vision Chateauguay-Equipe Routhier Team before they were authorized to do so.”

Coulombe reminds “that the expenses made outside of an electoral period constitute ordinary or pre-electoral expenses which are not eligible for a refund as electoral expenses.” These expenses must nevertheless figure in the party’s annual report, he specified.

“In this context,” he writes, “we have taken the required steps so that all the expenses made before the party was authorized must be assumed by the latter straight from the sums collected that conform to the law. In addition, a follow-up will be done during the production of the annual financial report of the party in order to assure that these expenses will be registered with the written proof required. We are also assured that no contribution had been collected before the authorization of the party.”

Coulombe concludes his letter by writing, “Taking into account of that which precedes and the relatively small sums involved, no other step will be taken in this file.”

Simon told Le Soleil that she had “no idea” what the sums involved are. “For us, it’s a question of principle and not money,” she observes.

The outgoing mayoress added that she informed herself at the DGEQ level before filing her complaint. An information agent told her in an email: “A party seeking authorization does not have the right to collect a contribution nor the right to run up expenses. That party must necessarily be in possession of its authorization from the DGE BEFORE touching any “political” (contributions or expenses) money. “If you have in your possession information or evidence to that effect, you are entitled to lodge a complaint. Thus, in light of these pieces of information, the DGE will analyze the situation and we will see as a result.”