L’entreprise exportatrice Storcan, à Châteauguay, vit l’attente depuis l’imposition des tarifs douaniers des derniers mois de la part des États-Unis. Le marché américain s’est ouvert au fabricant et distributeur de convoyeurs le 11 septembre 2001.
«Nos premiers camions étaient aux douanes lors des attentats», se souvient le président directeur général de Storcan, Jean-Martin Savoie. C’est une tragédie. On a réussi à compléter notre transport et à faire nos premières installations.»

L’attente en 2026, il s’agit d’une demande de clients américains. Considérant qu’il faut compter huit mois de démarche avant de livrer une commande, Storcan est dans l’impossibilité de prévoir la tombée de «changements de politiques internationales qui pourraient affecter le prix».
Les effets des tarifs douaniers américains se font ressentir depuis 2025 au sein de l’entreprise de Châteauguay. Les exportations n’ont pas cessé, explique M. Savoie, mais leur progression a connu un ralentissement «d’au moins 50 %». L’année 2025 a fait place à une restructuration occasionnant la perte de 10 % des emplois au sein de l’équipe d’une cinquantaine de travailleurs. Depuis, le nombre d’employés a diminué à une trentaine pour atteindre à nouveau une cinquantaine aujourd’hui, soulève M. Savoie.
Le marché américain est là pour rester, mentionne le président directeur général. Pendant cette période incertaine, Storcan se tourne vers l’Amérique du Sud pour développer de nouveaux marchés. Grâce à des alliances, l’entreprise de Châteauguay devrait livrer ses premières commandes au milieu ou à la fin 2027.
Outre la fabrication et la distribution de convoyeurs, Storcan possède une expertise dans l’intégration d’équipement. «C’est tout ce dont on a besoin pour mettre le liquide dans un contenu ou la nourriture dans un emballage. Par la suite, il y a l’étape de cartonnage, l’étiquette, le codage pour la traçabilité», explique M. Savoie.
En Amérique du Sud, Storcan offrira l’intégration d’équipement dans les domaines de la congélation et la réfrigération. «Ils auront besoin de compagnies pour transporter les produits jusqu’à ces machines, comment les emballer pour les rendre jusqu’à la palettisation et Storcan va venir sur la première ligne pour accompagner ce nouveau marché», indique le président directeur général.
50e anniversaire
Le 28 septembre, Storcan a célébré son 50e anniversaire lors d’une matinée portes ouvertes. Jean-Martin Savoie a parlé de l’importance de se regrouper pour faire face à des défis comme la pandémie de la COVID-19 et la guerre commerciale. Il a résumé les 50 ans de l’entreprise en deux chiffres : des milliers de projets et près d’un quart de milliard de $ canadiens en revenus.
Les invités ont eu l’occasion d’assister, en petits groupes, à la démonstration des technologies de l’entreprise. Gérald Marcil, un ancien employé de l’entreprise de Châteauguay, était du nombre. Le résident de Saint-Constant a travaillé cinq années chez Storcan. Ce qu’il retient de son passage : «J’ai appris beaucoup. D’une compagnie à l’autre, ce n’est jamais pareil. La façon de travailler, d’opérer», a-t-il souligné.

Claude Clément, de Vaudreuil-Dorion, a joint Storcan en 2003. Il a quitté l’entreprise en 2020. «Ç’a été de bonnes années ici. Quand je suis arrivé, il y avait peut-être 25-30 employés. C’était comme une famille», résume-t-il.

Des employés étaient également présents. Hugo Lorquet, l’un des associés de Storcan, et sa conjointe Nathalie Verheyen, également à l’emploi de Storcan, étaient au rendez-vous avec leur petit Léon. Le couple s’est formé en milieu de travail.


