Vendredi, les élèves de l’atelier théâtre de l’école secondaire Louis-Philippe-Paré à Châteauguay présenteront la pièce Comme un air de portrait de famille devant public à l’auditorium de leur établissement. Il s’agira de la dernière pièce jouée avant le déménagement de l’école dans des locaux neufs, l’automne prochain.

La pièce constitue une adaptation d’Enfantillage, une œuvre de François Archambault. Au total, 14 acteurs mettront leurs talents en valeur dans une vingtaine de tableaux relatant «des anecdotes de la vie de famille» et deux monologues.

L’éclairage, la sonorisation et les changements de décor seront assurés par une quinzaine d’élèves inscrits au comité technique. Les personnes intéressées à assister à la pièce Comme un air de portrait de famille peuvent se procurer des billets sur le site lepointdevente.com.

Une photo pour immortaliser un rassemblement de la famille. (Photo : Le Soleil – Marie-Josée Bétournay)

L’atelier théâtre, auquel les élèves participent après les heures de cours, se déroule sous la forme actuelle depuis 35 ans, souligne Stéphane Labbé, animateur à la vie étudiante à l’école secondaire. La vie culturelle est présente à l’école depuis les années 1970-1980. «C’est une pépinière, dit-il. Beaucoup de personnes sont passées par ici et en vivent encore aujourd’hui. C’est hallucinant de voir le talent que j’ai côtoyé dans les 20 dernières années.»

Un tableau interprété par deux élèves, dont Kamelya Ardy. (Photo : Le Soleil – Marie-Josée Bétournay)

Stéphane Labbé vit le moment présent. Pour lui, il est trop tôt pour ressentir la nostalgie des années vécues dans l’auditorium. Il décrit tout de même l’«odeur» des lieux qui impacte les émotions chez le personnel et les élèves. «Il y a des matins, on arrive, on se regarde et on comprend [la présence de l’odeur]. On la vit pleinement», affirme-t-il. M. Labbé considère l’auditorium comme «une ressource extraordinaire» contribuant au développement des élèves et de la communauté. Les souvenirs créés dans cette pièce resteront gravés à jamais.

L’auditorium Serge-Boivert porte le nom de l’ancien directeur de l’école secondaire. La salle, construite en 1969, se distingue par ses murs de brique; un matériau peu acoustique, reconnaît Stéphane Labbé. La brique absorbe le son, comme la pluie. «Il y a un écho qui se crée et en même temps une perte sonore dans la salle», explique-t-il.

L’animateur à la vie étudiante a vu les plans de la nouvelle salle de spectacles à vocation régionale. Le Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries a consulté l’école secondaire Louis-Philippe-Paré au moment de réaliser les croquis. L’auditorium comptera 744 places, comparativement à 500 dans la salle actuelle, une corbeille [2e balcon] et un balcon, indique M. Labbé. «Le matériel va aider à plusieurs types de production. On s’attend à ce qu’il y ait une captation par micro, que ce soit des micros suspendus ou au plancher. Nos capacités techniques, on va les découvrir l’an prochain. Il va y avoir une période d’ajustement», conclut-il.