Plusieurs citoyens ont défilé devant le micro du conseil municipal du 20 février pour décrier les dernières opérations de déneigement à Châteauguay.

«Une semaine après la première tempête, il n’y avait pas encore d’équipe avec une souffleuse pour enlever la neige qui restait sur la moitié du boulevard D’Anjou et sur plusieurs autres grandes artères» a critiqué un citoyen.

D’autres ont renchéri. Le déneigement des arrêts d’autobus, comme celui des bornes fontaines, ont entre autres été pointés du doigt. «Une tâche qui est bien la responsabilité des cols bleus de la ville», a confirmé la mairesse Nathalie Simon à ceux qui ont posé la question.

Convention collective

La convention collective qui lie actuellement la Ville à ses cols bleu est l’une des raisons expliquant la lenteur du déneigement des artères du territoire, a fait valoir la mairesse. «Nous sommes dans une année de négociations, et nous espérons pouvoir assouplir la règle qui nous empêche de faire appel à des sous-contractants», a-t-elle évoqué.

Une autre close de la convention impose à la Ville d’attendre qu’il tombe au moins 5 cm de neige avant de déployer des équipes dans les rues, «ce qui limite la rapidité d’intervention lors des tempêtes», soutient l’administration.

D’autres normes en vigueur, dont celles de la Loi concernant les propriétaires et exploitants de véhicules lourds et de la CSST, imposeraient d’autres contraintes. «On doit par exemple donner 36h de pause après un cycle de travail, a fait part le directeur général de la Ville, Sébastien Gagnon. Lors des dernière semaines, ce 36 heures est tombé au mauvais moment, puisqu’il y a eu d’autres bordées dans l’intervalle».