L’entreprise de récupération Mélimax à Châteauguay fait actuellement l’objet d’une enquête du ministère de l’Environnement du Québec.

Le Ministère dit être «rapidement intervenu», par l’entremise de l’équipe régionale d’Urgence-Environnement, dans la nuit du 15 mars et tôt le lendemain pour inspecter les lieux à la suite de plaintes.

«Nous évaluons présentement tous les recours pour nous assurer d’un retour rapide à la conformité et au respect de la Loi sur la qualité de l’environnement», a indiqué Daniel Messier, porte-parole du Ministère de l’Environnement.

La municipalité de Châteauguay, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et la Santé publique collaborent «étroitement» au dossier, soutient le porte-parole.

Pas la première fois

Ce n’est pas la première fois que des inspections du ministère de l’Environnement sont faites sur le site occupé par Mélimax dans le parc industriel de Châteauguay. Des plaintes provenant des entreprises voisines ont été logées pour de la poussière et la présence de matières résiduelles dans un lieu non autorisé (dans un milieu humide), informe M. Messier.

Mélimax a d’ailleurs reçu quelques avis et deux sanctions administratives, l’une de 5000$ en 2012 «pour avoir érigé un bâtiment, avoir installé des équipements et exercé des activités susceptibles d’émettre des contaminants dans l’environnement». L’autre de 2 500$, en 2014, «pour avoir rejeté des eaux usées du bassin de rétention au fossé pluvial». 

Problème pour la santé ?

Selon une source du Journal, le problème de poussière est récurrent depuis que les Travaux publics de la Ville ont été  transférés dans l’édifice voisin de Mélimax. Une situation qui inquièterait plusieurs travailleurs.

La Ville de Châteauguay a d’ailleurs fermé de manière préventive deux sections de l’édifice, le 9 mars, après avoir «décelé des particules isolées de plomb et d’amiante», a-t-elle indiqué dans un communiqué. Un nettoyage préventif des ateliers, incluant les conduits d’aération, est en cours pour corriger la situation.

La CNESST, qui suit le dossier de près, indique toutefois que les échantillons prélevés dans les ateliers municipaux n’ont présenté «aucune anomalie». «C’est la Santé publique qui s’occupe du dossier, informe Marie-France Roulier, porte-parole régionale à la CNESST. Si la santé des travailleurs est en cause, nous interviendrons de manière plus spécifique pour imposer des mesures de sécurité adaptées. Ce qui n’est pas le cas présentement», précise-telle.

Dans un communiqué daté du 15 mars, le député de Châteauguay, Pierre Moreau, a dit appuyer la Ville de Châteauguay. « L’intervention préventive de la Ville est appropriée et avisée, pour assurer la santé et la sécurité de ses employés et des citoyens de Châteauguay, exprime-t-il. Mon bureau de circonscription est en communication avec le cabinet de la mairesse, Mme Nathalie Simon, pour prêter son concours, si le besoin s’en fait sentir », conclut-il.

Au moment d’écrire ces lignes, Mélimax n’avait pas retourné l’appel du Journal.