Un chauffeur d’autobus du CITSO a perdu son emploi à cause de son attitude «agressive» avec des passagers..

L’homme a été mis à la porte le 27 novembre 2015 par la compagnie Transdev, qui détient le contrat de service de transport en commun du CITSO. Il a déposé un grief pour contester son congédiement. Le Tribubal d’arbitrage a maintenu la décision de son employeur.

Le conducteur a été remercié après avoir été visé par une douzaine de plaintes de passagers, selon la sentence arbitrale rendue le 10 février par Me André Sylvestre.

Entre autres, des passagères lui reprochaient de leur avoir parlé «sèchement» et de leur «crier après». Une autre a raconté que le chauffeur ne l’avait pas embarquée à un arrêt et qu’elle avait dû attendre son retour pendant une heure sous une forte pluie. Quand elle est montée dans l’autobus, elle a signalé son oubli au chauffeur. Celui-ci l’a enguirlandée devant tous les passagers en lui disant qu’elle n’avait qu’à être à l’heure.

Le chauffeur reconnaît la plupart des gestes reprochés, selon la sentence arbitrale. Toutefois, il ne croit pas son comportement inapproprié. Il dit ne pas comprendre les raisons des plaintes.

Considérant notamment «la gravité des gestes posés qui ont insécurisé la clientèle et entaché la réputation de l’entreprise et de son service» et son «incapacité d’amender son comportement», l’arbitre a rejeté le grief.

 

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Extrait de la sentence arbitrale : «En effet, il n’avait pas besoin d’un cours de formation pour savoir qu’un chauffeur censé être chargé de fournir un service professionnel à la clientèle ne peut pas pourchasser une passagère en l’invectivant, ni harceler un client en lui intimant l’ordre de s’assoir et, pour le punir, en omettant de le laisser descendre à l’arrêt désiré ou en démontant de l’agressivité à l’égard d’une passagère qui, selon lui, a l’esprit dérangé.»