La Ville de Mercier demande au ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) d’acquérir l’un de ses lots en bordure de l’autoroute 30, à la hauteur de la rue de Bastican. Son intention : y élever une butte antibruit en vue de l’implantation d’un projet domiciliaire de 68 résidences.

Le terrain convoité du MTMD s’étend sur 200 000 pieds carrés. Si l’entente est conclue avec Québec, l’entreprise Habitations Michel Pitre de Mercier y aménagera une butte antibruit d’aspect naturel. «Ce n’est pas quelque chose de nouveau. On en voit dans plusieurs municipalités le long d’autoroutes. Ça nous permet d’avoir des plantations», souligne Kassia Pitre.  La butte servira d’abord à créer une barrière entre les propriétés et le son émis par les véhicules circulant sur l’autoroute, mais elle rendra le projet plus «harmonieux». «Ça améliore notre projet. C’est une valeur ajoutée aux propriétés», poursuit-elle.

Le promoteur élèvera la butte à partir de la terre issue de l’excavation des résidences. Les allers-retours des camions de transport dans les rues avoisinantes seront limités. Les véhicules lourds concentreront leurs déplacements au quartier en développement. «Ils vont travailler juste sur notre projet. C’est un plus», poursuit-elle.

Le terrain acquis du ministère des Transports et de la Mobilité durable servira également au bouclage éventuel à une rue existante. La circulation dans le quartier «sera plus fluide».

Une exigence de Mercier

Le directeur général de la Ville de Mercier René Chalifoux explique que l’ajout d’une butte antibruit constitue une exigence de l’administration municipale afin d’éviter que les «nouveaux résidents soient impactés par le bruit».

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable travaille avec les villes et non les promoteurs, souligne M. Chalifoux. Mercier agit ainsi comme intermédiaire en ce qui a trait à l’acquisition du terrain propriété de Québec. Le coût du lot et l’aménagement de la butte végétale demeurent «sous la responsabilité du promoteur», précise le directeur général.

En lien avec le projet de développement, Mercier demande au MTMD des servitudes d’usage souterrain sur d’autres lots en vue de la connexion aux réseaux sanitaires. «En même temps, on en profite pour boucler des réseaux actuellement en bout de ligne», indique M. Chalifoux.

Travaux le printemps prochain

Les travailleurs devraient s’activer sur le site du projet domiciliaire, anciennement le Golf Tropical sur la rue de Batiscan, le printemps prochain, informe Mme Pitre. «Les premières propriétés, j’envisage qu’on devrait être prêts à les livrer à l’automne 2026», précise-t-elle. Le projet comptera des résidences unifamiliales isolées qui s’harmoniseront avec les propriétés des rues voisines, dont Henri-Ladouceur. Le projet se terminera dans trois ans.

Le développement domiciliaire a fait l’objet de trois consultations citoyennes à l’hiver 2024. Elles ont regroupé des citoyens du quartier. «Ç’a été évolutif. […] Le potentiel était large. De rencontre en rencontre, on a statué sur le projet de maisons unifamiliales isolées», explique Mme Pitre. Les propriétés seront érigées sur des terrains «autour de 5000 pieds carrés».

Dans son ensemble, le projet représente des investissements de 75 M$.