L’ancienne église Sainte-Philomène à Mercier était bondée lundi lors de l’inauguration du centre communautaire aménagé à l’intérieur de ses murs.
Le projet de transformation de l’église en un centre communautaire a vu le jour à la suite de l’incendie du lieu de culte en 2019. Des demandes de subvention au transfert de propriété de l’église et du presbytère à la Ville de Mercier, plusieurs étapes ont suivi pour transformer le site.
Lundi, les invités ont eu l’occasion de découvrir les lieux comprenant une salle multifonctionnelle d’une capacité de 150 personnes, une cuisine commerciale, une salle de réunion et les locaux des Marmitons de Mercier et la Société Saint‑Vincent‑de‑Paul/Guignolée de Mercier.

Volonté, attachement et conviction
Honorée et émue, la mairesse de Mercier Lise Michaud a défini le centre communautaire comme «un repère, un symbole, une mémoire vivante de [la] communauté». Elle a survolé les faits historiques de l’ancienne église, dont les trois incendies survenus en 1955, 1975 et 2019. Ces épreuves ont témoigné de la volonté, l’attachement et la conviction de la communauté à transformer le site, a-t-elle mentionné. «Ce bâtiment devait rester le cœur de notre noyau villageois. Et plus encore, il devait contribuer à porter la mission d’entraide, d’une nouvelle manière, adaptée à notre époque, mais fidèle à ce que nous avons toujours représenté pour la population», a-t-elle souligné. Le centre communautaire représente le point de départ menant à la revitalisation du noyau villageois.
L’abbé de la paroisse de Sainte-Philomène Clément Laffitte a mentionné que longtemps l’autel du lieu de culte se situait à la place du lutrin utile lors des allocutions. «Émerveillé» devant ce projet, il a dit ressentir «un pincement au cœur» en se remémorant que l’église était chez lui. «Ce n’était pas tout à fait comme cela au début. Des choses ont changé, mais aujourd’hui je peux donc m’émerveiller. Ça continue», a-t-il affirmé en lien avec les travaux.
Le directeur général à Mercier René Chalifoux a souligné la collaboration du personnel municipal dans la réalisation du projet. Il a vanté la communauté «inspirante» et surprenante avec sa «capacité du bénévolat».
La députée de Châteauguay-Les Jardins-de-Napierville Nathalie Provost a parlé d’honneur et de fierté. Elle a invité les citoyens à «choyer ce joyau» faisant partie de la communauté.
La députée de Châteauguay Marie-Belle Gendron retient de cette initiative une communauté «tissée serrée» et dotée d’une agilité qui lui a permis de transformer l’ancienne église en un centre communautaire. Elle a parlé de la résilience des citoyens.
Le projet totalisant 4,5 M$ a été financé par le gouvernement du Québec, tout près de 1,6 M$, et un transfert d’un peu plus de 1,7 M$ de la paroisse de Sainte-Philomène.






