Le syndicat des cols bleus de Châteauguay a déclaré par voie de communiqué lundi avoir pris acte de la décision du Tribunal administratif du travail qualifiant de moyens de pression illégaux le refus de travailler le 26 novembre en après-midi.

Il considère que cette grève était «symbolique, un cri du cœur contre le mépris et les représailles de la Ville de Châteauguay envers ses travailleurs et travailleuses depuis le début de cette négociation». Le 26 novembre, l’employeur avait demandé à deux cols bleus de distribuer des accroche-portes dans un secteur où un avis d’ébullition venait d’être levé, une tâche qui n’est pas la leur, selon le syndicat. «Voyant cela comme des représailles, ils ont refusé», indique le conseil exécutif du syndicat.

La Ville avait alors déposé une demande d’intervention au Tribunal administratif du travail et a salué sa décision.

La Ville de Châteauguay avait dénoncé la semaine dernière les «débordements» lors de la manifestation qui a eu lieu pendant la séance du conseil municipal de Châteauguay le 24 novembre.  «Ce droit [de manifester] ne peut en aucun cas se faire au détriment de celui des citoyens de s’exprimer, ni influer sur le sentiment de sécurité des résidents, ni empêcher le maire et les membres du conseil municipal de remplir leurs fonctions dans le respect et en toute sécurité. Or, les gestes posés lors de cette manifestation ont compromis ces droits essentiels» indiquait la Ville dans un communiqué.

Le syndicat affirme que l’employeur «monte la population contre ses employés municipaux en véhiculant des faussetés sur nos moyens de pression».

Les relations sont tendues entre les deux parties, présentement en négociation pour le renouvellement de la convention collective. Un des points qui achoppe est le recours à la sous-traitance. La Ville souhaite faire davantage de place à la sous-traitance pour répondre aux besoins de la municipalité, tandis que le syndicat affirme ne pas avoir accès à des données qui démontrent que le service serait amélioré et que les coûts seraient réduits.

La prochaine séance de médiation est prévue en janvier.