Les amateurs de voitures de collection ont été comblés le samedi 22 septembre à Léry. Une exposition annuelle a réuni 185 bijoux sur quatre roues dans les rues de la Presqu’île Asselin sous un soleil radieux. Du nombre se trouvaient deux voitures particulièrement rares : une Monteverdi 1969 et un Corvair 1966. Trois exposants ont aussi été primés.
La Cadillac 1960 coupe de Ville de Lucien Cloutier a reçu le prix du «choix des Lériverains»; le Dodge Charger 1968 de François Lefebvre a obtenu le choix du public et le Buick Super convertible 1954 de Nancy Trajan a été le choix du maire Walter Letham.
Unique au Canada
En ce qui concerne les raretés, la Monteverdi de Jacques Loiselle est unique au Canada. Son propriétaire l’a trouvée en banlieue de Londres et l’a importée. «Sur une période de 7 ans, ils en ont construit seulement 64. C’est une voiture italo-suisse, la carrosserie est italienne, la voiture est construite à Bâle en Suisse», explique le résident de Saint-Zotique.
Peter Monteverdi exploitait une concession Ferrari en Suisse. Il a eu des différends avec Enzo Ferrari et rompu son association. «Il s’est débarrassé de la concession Ferrari et il a décidé qu’il bâtirait ses propres GT, relate M. Loiselle. Il voulait une voiture plus puissante et moins dispendieuse à entretenir qu’une Ferrari.» Le coût d’achat était cependant plus important. «C’était la GT la plus chère au monde. Elle était vendue 22 000 US $ à l’époque, en 1969», observe le propriétaire.
La Monteverdi était «techniquement avancée», spécifie M. Loiselle. «Suspension indépendante aux quatre roues avec amortisseurs ajustables, freins à disque aux quatre roues liés à deux circuits et deux réservoirs d’huile, roues Campagnolo en magnésium avec écrou central», énumère-t-il entre autres caractéristiques. «Même si on a un gros bloc, on a un V8 de 7,2 litres, c’est un moteur central avant, en arrière des roues, on a une distribution de poids de 50/50 malgré tout. C’est une voiture qui était construite pour rouler à 200 ou 250 km/h pendant des heures», dit-il.
Sans radiateur
La Corvair Corsa de Louis Lannegrace ne court pas les rues. «Corvair, ils ont fait ça de 60 à 69, réparti sur deux générations. 60 à 64, première génération. Deuxième génération, 65 à 69», indique le résident de Mercier. Le modèle Corsa a été produit pendant seulement deux ans, 1965 et 1966. «La Corsa venait avec une transmission Muncie de Corvette, 4 vitesses au plancher. Le moteur avait quatre carburateurs», mentionne-t-il.

Le moteur occupe le coffre arrière, avec le pneu de secours. «C’est sa place, ce n’est pas moi qui l’ai mis là», précise M. Lannegrace. Autre particularité : «Moteur refroidi à l’air. Il n’y a pas de radiateur, pas de boyaux», souligne-t-il. Le moteur aspire l’air par une série d’ouvertures. Il rejette la chaleur par une bouche placée en bas de la carrosserie entre les deux tuyaux d’échappement. «Ça, vraiment, c’est spécial sur le Corvair», note M. Lannegrace. Il a acquis le modèle en 2017 en Ontario.



