Un projet résidentiel se développe sur la rue Richardson à Châteauguay. Des propriétaires, qui ont pris possession de leur résidence en juin, espèrent toujours voir leurs cours arrière achevées.

Leurs cours de 3000 pieds carrés donnent sur un bassin de rétention. Au fond des cours, une pente prive les propriétaires de sept à huit pieds de terrain, estiment-ils.

Pas de mauvaises surprises au moment d’emménager en mars. «On nous a dit que la promotrice viendrait faire les travaux. Après, ils égaliseraient les terrains pour que nous ayons nos cours», explique l’une des propriétaires en ajoutant que la promotrice leur a promis un terrain nivelé.

Le souhait des propriétaires : voir les travaux complétés. Un mur de soutènement a été ajouté sur un côté du bassin de rétention. L’autre côté du bassin est à nu. «Si ça reste comme ça, c’est dangereux pour nos enfants, pour nous. Cette pente est trop [prononcée]. Ce qu’on veut, c’est retrouver notre terrain remblayé», mentionne un autre propriétaire.

Les nouveaux propriétaires disent attendre des options de la promotrice. Ils s’expriment sous le couvert de l’anonymat parce qu’ils sont las d’initier des démarches pour remédier à la situation.

Bassin propriété de la Ville

Le bassin de rétention est aménagé sur un terrain de la Ville de Châteauguay, mentionne Angella Said de la direction des communications à Châteauguay. Le promoteur d’un projet résidentiel de plus de 2000 m2 doit voir à la gestion des eaux pluviales et au traitement des eaux de ruissellement. L’aménagement d’un bassin de rétention constitue une mesure. «Ceux-ci permettent de recueillir temporairement les eaux lors de fortes précipitations et d’en contrôler le rejet vers les réseaux, contribuant ainsi à la protection des infrastructures et des propriétés», explique-t-elle.

Châteauguay souhaite que les plans approuvés et le protocole d’entente soient respectés. La promotrice entend «proposer des solutions», aux propriétaires. Or, le retour se fait attendre depuis «environ deux semaines», a souligné Mme Said au début du mois d’octobre. La Ville ne détaille pas les points manquants aux plans approuvés.

La promotrice Anne-Philippe Lemaire est allée à la rencontre de propriétaires. «J’ai écouté l’ensemble des résidents. Peu importe les plans soumis par l’ingénieur ou ce qui est requis au point de vue de la réglementation de la Ville, rien ne correspondait à ce qu’ils voulaient», affirme-t-elle.

Mme Lemaire dit ne pas être responsable de la situation. Dans ce nouveau développement, elle a vu à l’excavation des rues et à la vente de terrains «nivelés à un certain niveau» et conformes aux «plans soumis par les ingénieurs». Les plans, les contrats signés avec l’entrepreneur et la réglementation municipale prévalent dans ce dossier, selon Mme Lemaire. Un terrain doit comporter une pente afin de laisser l’eau s’écouler, soutient-elle.