Le début des travaux de construction du réservoir d’eau potable à proximité de leurs demeures a surpris un groupe de résidents de la Place des Comètes, à Châteauguay. Ces derniers croient que la Ville aurait pu mieux faire en matière de communications.
Muriel Vinet est propriétaire d’une maison de ville à côté de laquelle le futur réservoir, qui contiendra un volume d’eau équivalant à quatre piscines olympiques, sera construit.
Elle aurait aimé que la Ville informe mieux les gens du secteur des répercussions de ce projet. «On nous a finalement convoqués pour une rencontre le 10 mai, soit une journée après le début des travaux. Je trouve que c’est un peu tard», regrette-t-elle.
Un autre résident de la même rue, Jason Cholette, a alerté le Journal, le 9 mai, concernant une coupe de la végétation dans une zone protégée. «Les résidents de la Place des Comètes sont sous le choc, la Ville de Châteauguay a détruit notre belle forêt!» avait-il écrit sur la page Facebook du Journal. Il a appris par la suite qu’il s’agissait des travaux préparatoires à la construction du futur bassin d’eau, dont il n’avait pas encore eu vent.
La Ville aurait pu mieux faire
Puisqu’il s’agit de travaux longs et imposants, est-ce que la Ville aurait pu informer plus tôt les résidents du secteur? «Oui, répond la mairesse Nathalie Simon. Disons qu’il y a encore de l’amélioration à faire à ce niveau, reconnaît-elle. Elle constate toutefois que la problématique est souvent la même dans ce genre de situation : «on parle de ce projet depuis 2006, et ce n’est qu’une fois que les travaux s’amorcent que les citoyens se réveillent», regrette-t-elle.
Quant à la zone protégée (où se trouve un marais), elle ne sera pas altérée, assure la mairesse, sauf sur environ 10% de sa portion. Une incursion pour laquelle la Ville dit avoir obtenu l’autorisation du ministère de l’Environnement. Les plans visent également le reboisement du terrain une fois les travaux achevés.
La Ville investit 8,2 M$ dans ce projet qui était nécessaire pour mieux régulariser la production et la consommation d’eau potable sur le territoire.
