Les conseillers municipaux Éric Pinard et Léon Leclerc ont remis leur démission lors de la plus récente assemblée publique de la Ville de Léry, le 19 juin.
Il s’agit de deux vétérans de la table du conseil qui possédaient plus d’un mandat d’expérience.
M. Pinard, représentant le district 3 – Bellevue, quitte en raison d’un déménagement, lui qui s’établira désormais à Sherbrooke.
Quant à Léon Leclerc, il dit avoir hésité jusqu’à la dernière minute, bien qu’il mûrissait sa démission depuis un an, avant d’annoncer sa décision. «Je ne suis pas reconnu pour lâcher en cours de route, a annoncé celui qui était conseillé du district 6 – Woodland. J’ai eu des portes ouvertes au niveau professionnel, des offres tombées du ciel. En même temps, le rôle d’élu ne me convenait plus. Je ne me sentais plus à ma place.»
Cet état d’esprit l’a gagné au fil du temps. La machine a eu raison de ses aspirations. «Il y a des contraintes réglementaires pour faire bouger une ville, a-t-il résumé. Je suis habitué de mettre la main à la pâte. Pas juste d’agir comme administrateur. J’aime être sur le terrain et que ça brasse.»
De la stabilité
De l’avis de l’ancien conseiller du district 6, une Ville requiert de la stabilité et des outils pour avancer. «On va vers là, mais pas assez vite à mon goût, a exprimé M. Leclerc. La machine est tellement puissante, tu tombes dans son ronron. Il faut donner aux employés ce qu’il faut pour faire face à la machine. Et laisser le directeur général travailler.»
Il s’était prononcé, tout comme Éric Pinard, contre le dépôt du budget avant de voter en sa faveur. «La Ville est très instable depuis la dernière élection et je voulais quelque chose de plus clair, a-t-il indiqué J’aimerais qu’il y ait un baromètre par rapport aux grands postes, mais on ne l’avait pas.»
De la fierté
Lors de son premier mandat, à compter de 2013, Léon Leclerc dit en avoir mené large. Il ressent une belle fierté d’avoir contribué à l’organisation municipale, à la consolidation du département d’urbanisme en plus d’avoir agi avec dynamisme pour le boisé de Léry. Le contact avec les citoyens a aussi été une tâche qu’il a appréciée.
Candidat lors de quatre élections, Léon Leclerc ne rejette pas un éventuel retour en politique municipale. «Ça va toutefois me prendre plus de sagesse si je me représente, a-t-il fait savoir. Quitter à ce moment va donner un an et des poussières à mon successeur pour comprendre la machine. Avoir du sang neuf est une bonne chose. Je pourrais aussi donner du feedback [de la rétroaction].»
Le maire déçu
Le maire Kevin Boyle s’est dit déçu de perdre deux membres de la table du conseil, surtout à mi-mandat.
Il connaissait les intentions de M. Pinard. Quant aux explications de Léon Leclerc, il était au courant de ses avancées professionnelles, mais pas de ses opinions sur la machine. «Il faut suivre le processus», s’est contenté de dire le premier magistrat sur le sujet.
Ces départs, jumelés à celui de Marie-Chantal Laberge en août dernier, portent à la moitié de la table du conseil qui a démissionné depuis les dernières élections en 2021. M. Boyle a rappelé que celle qui siégeait dans le district 2 – Les Boisés avait pointé du doigt le manque de civisme de certains citoyens pour justifier sa décision. Depuis 2021, 800 élus ont quitté leur poste au Québec, a fait remarquer le maire de Léry.
Les élections partielles pour combler les sièges vides au conseil municipal feront l’objet de discussions lors de la prochaine assemblée publique. Comme le prochain scrutin général est prévu dans un délai de plus de 12 mois, la Ville est dans l’obligation, selon la Loi, de procéder à un scrutin.
