Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) du gouvernement du Québec a nommé une conciliatrice pour amener la Ville de Châteauguay et la Régie intermunicipale d’aqueduc de la Vallée de la Châteauguay (RIAVC) à conclure une entente relativement aux tarifs imposés sur l’eau.

«En ce moment les coûts de production d’eau sont vraiment plus élevés que ce qu’elles [les municipalités] paient», a affirmé le maire de Châteauguay Éric Allard lors de la séance publique en janvier.  Le règlement d’emprunt de Châteauguay en lien avec l’agrandissement de la station d’eau potable Chèvrefils a bondi de 12 M$ à 38 M$.

Initialement, la Régie devait mettre à jour le dossier de Châteauguay lors de l’assemblée du 18 février. Le point a été retiré à la suite de la confirmation de la nomination d’une conciliatrice, précise le directeur général de la Régie Serge St-Laurent.

La RIAVC ne désire pas débattre la question publiquement. Elle réserve la divulgation d’informations d’intérêt, dont le montant de l’augmentation des tarifs pour l’approvisionnement en eau potable, à la table de conciliation le 11 mars. «On s’entend très bien avec la Ville de Châteauguay. On ne veut rien envenimer. On ne veut pas que ça devienne un dossier polarisant», mentionne la présidente de la RIAVC Lise Michaud. De son côté, Serge St-Laurent dit vouloir «donner toute la chance à la conciliation».

Si la conciliation échoue, la démarche se poursuivra en arbitrage, dit Mme Michaud.

Entente jusqu’en 2032

L’entente signée entre Châteauguay et la Régie s’étend sur 10 ans et prendra fin en 2032, indique M. St-Laurent. Les premiers échanges sur la tarification entre les deux parties remontent à avril 2023. Depuis, les rencontres se sont multipliées sans qu’une entente ne survienne. «On veut payer notre juste part. On ne demande pas la charité», mentionne la présidente de la Régie.

La RIAVC, représentant la Ville de Mercier ainsi que les municipalités de Sainte-Martine, Saint-Isidore et Saint-Urbain-Premier, rencontrera la conciliatrice en mars.

Progression des discussions

La nomination d’une conciliatrice au dossier fera progresser les discussions tout en travaillant «à des solutions justes et équitables pour l’ensemble des contribuables», exprime la directrice des communications à la Ville de Châteauguay Isabelle Beyrouti.

La Ville rencontrera la conciliatrice au cours des semaines à venir. Mme Beyrouti affirme que des «divergences d’interprétation» entre Châteauguay et la Régie, dont les tarifs sur l’eau, feront l’objet de la rencontre. «En conséquence, nous ne sommes pas en mesure d’élaborer davantage à ce stade-ci», conclut-elle.