Enseignante de français en troisième secondaire à l’école Bonnier à Mercier, Nathalie Circé a proposé un cours de poésie à ses élèves à l’heure du dîner, un jour de classe, cet hiver.

Nathalie Circé

«À ma grande surprise, douze élèves se sont présentés, écrit-elle.  Ma cohorte compte 86 élèves. Je ne sais pas si c’est le fait qu’un chocolat chaud était servi pour ce cours d’enrichissement ou si c’est le fait qu’il faisait très froid à l’extérieur cette journée-là, toujours est-il que ces jeunes m’ont impressionnée.»

L’enseignante a accordé une vingtaine de minutes aux participants pour composer une strophe sur la mer. «Un peu à la manière surréaliste, j’ai assemblé les strophes et voici le résultat.  Pour certains, la mer représente un danger, pour d’autres, la mer représente le calme et la détente.  La jeunesse est fabuleuse, n’est-ce pas? » a fait part Mme Circé au Soleil de Châteauguay. Le journal publie dans cette page le poème collectif qu’elle souhaitait partager avec la communauté.

Les auteurs

Gabriel Laframboise, Audrey Palangio, Mégane Quirion, Élodie Marticotte, Jasmine Law, Zoé Desjardins, Annabelle Déry, Gabriel Renaud, Sarah-Maude Vandal, Marybelle Blais, Cathie Rioux et Lauriane Trempe.

LA MER

C’est l’immensité, c’est du bleu à l’infini

La chevelure de la Terre, frisée et ondulée

Le ciel se croise avec la mer

Comme des pierres d’azur qui rencontrent du saphir.

 

Elle qui scintille de mille et une étoiles

Nous éblouit à chaque regard

Comme une mélodie, une douceur

Une merveille en couleur

Aussi pure que mon cœur

 

Autant douce qu’elle peut sembler

Elle nous cache quelques secrets

Les pieds dans le sable devant cette mer infinie

Fort, le vent crie

Cet océan cachant tant de trésors

Qui vaudraient tous de l’or

 

Douce, calme, agitée, d’une chevelure turquoise

Musique douce à mes oreilles

Tu rends la Terre une merveille

Sans toi, vivre ne serait point

La Terre ne serait qu’une roche

Les pieds dans l’eau froide avec les oiseaux qui chantent

Cette chaleur du matin,

Qui me donne envie de manger du pain,

Avec un bon chocolat au lait

Qui m’attendait…

Je ne peux m’empêcher de penser à la mer

Je me sens seul abandonné sur cette Terre

Ce monde grandiose n’est pour moi qu’un grand mystère

Je veux m’enfuir de cet enfer

 

J’ai perdu le bonheur

À cause de ma peur

J’ai perdu le fil du temps

Dans ce gigantesque océan

 

C’est peut-être la fin de ce monde

À cause de ces être immondes

Je suis seul sous cette pluie

À attendre mon sauveur

Pour qu’il sauve ma vie.

 

 

Océan, aussi doux qu’une rochelle

Aussi salé que mon humour

Tu me relaxes avec tes sons mélodieux

Par contre, le goéland casse les noix

 

Remplie de bêtes, elle me fait peur

Avec cette eau d’une telle froideur

Le fond invisible m’angoisse

Je suis dans une impasse.

 

C’est l’immensité, c’est du bleu à l’infini

La chevelure de la Terre, frisée et ondulée

Le ciel se croise avec la mer

Comme des pierres d’azur qui rencontrent du saphir.