Concernées par la gestion durable de l’eau, les municipalités cherchent des outils pour contrer les changements climatiques. En mai, le Guide de bonnes pratiques de protection des eaux souterraines du Conseil du bassin versant de la région de Vaudreuil-Soulanges (COBAVER-VS) s’ajoutera.

Le document traite de l’économie d’eau, la prévention de la contamination des eaux souterraines, la planification de l’aménagement du territoire municipalisé basée sur la connaissance des eaux souterraines, la promotion de l’infiltration de l’eau dans le sol et de la recharge des aquifères, la surveillance et le suivi de l’état des eaux souterraines ainsi que le transfert des connaissances sur les eaux souterraines et l’accompagnement des gestionnaires de la ressource en eau.

Chacun des six thèmes réfère à des leviers et sources de financement. L’ensemble des thèmes regroupe 29 bonnes pratiques jumelées à des initiatives mises de l’avant en Montérégie et facilement exportables d’une municipalité à l’autre, lance la directrice générale du COBAVER-VS Bérangère Péquin.

«Une bonne pratique serait de réglementer les usages non essentiels de l’eau potable quand il y a des restrictions d’arrosage de la part de la Municipalité, indique Mme Péquin en lien avec l’économie de l’eau. Il peut y avoir des règlements qui soutiennent cette restriction. Par exemple, on va limiter l’arrosage des pelouses.»

Le guide reflète les besoins du milieu, poursuit la directrice générale. Les municipalités ont validé son contenu. «Les problèmes de sécheresse et d’approvisionnement en eau sont de plus en plus d’actualité, c’est un intérêt commun d’être là», note-t-elle.

Le guide servira de référence pour élaborer le plan climat de MRC, dont celui de la MRC de Roussillon en cours de production, dit Bérangère Péquin.

Le Guide de bonnes pratiques de protection de l’eau souterraine a été développé dans le cadre du projet Re-Source du COBAVER-VS. Il comprend la publication de cartes identifiant les zones de recharge de l’eau souterraine en Montérégie. «C’est comme une rivière souterraine», image la chargée de projets en eau souterraine au sein du COBAVER-VS Mariane Maciel dos Santos. La tenue d’ateliers et le transfert de connaissance auprès des municipalités suivront à l’automne.

Le projet Re-Source englobe un volet scientifique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’École de technologie supérieure (ETS) à Montréal.

4es États généraux de l’eau

La chargée de projets en eau souterraine au sein du COBAVER-VS a donné un aperçu du guide aux municipalités lors des 4es États généraux de l’eau tenus au Manoir D’Youville à Châteauguay le 18 février.

Au total, 110 citoyens, élus municipaux, agriculteurs, représentants de l’Union des producteurs agricoles (UPA) et des entrepreneurs ont participé à l’événement bisannuel. «C’est une fois et demie plus de participants qu’aux 3e États généraux, en 2024», précise la directrice générale de l’OBV SCABRIC, Geneviève Audet.

Les enjeux relatifs à l’eau s’avèrent «de plus en plus criants» dans la région, informe Mme Audet. L’organisme de Sainte-Martine, le Comité Zip du Haut-Saint-Laurent à Salaberry-de-Valleyfield et le COBAVER-VS à Saint-Polycarpe ont proposé l’offre de 11 conférences et des ateliers.