Mercier souhaite diversifier ses revenus de taxation par l’implantation d’un parc industriel et de nouveaux commerces. Le territoire étant une ville majoritairement agricole, le secteur résidentiel constitue la principale source, a affirmé le directeur général de Mercier René Chalifoux lors de la présentation du budget 2026.

Pour le parc industriel, M. Chalifoux parle du potentiel de développement de 5 millions de pieds carrés de terrains en bordure de l’autoroute 30. Un décret de Québec est nécessaire pour changer la vocation du site «considéré comme une terre agricole, mais qui n’est pas utilisé comme tel». L’implantation d’un parc industriel à Mercier représente un sujet de discussion de longue date.

La venue de nouveaux commerces à Mercier aiderait également à l’entrée d’argent neuf dans les coffres de la Ville via des «revenus de taxation significatifs». M. Chalifoux porte un intérêt aux commerces qui répondraient «aux besoins de proximité» de la population et contribueraient à la création d’emplois pour les Merciérois. «Les villes qui ont des revenus commerciaux et industriels ont plus de moyens financiers pour offrir des services encore de meilleure qualité», indique-t-il. En ce moment, les résidents de Mercier s’approvisionnent en biens et services à l’extérieur de leur ville.

Comité de développement économique

Mercier a confié le mandat de diversifier les sources de revenus à son comité de développement économique. La mairesse, le directeur général, les conseillers Judith Prud’homme et Philippe Drolet ainsi que trois citoyens «qui ont une belle expérience en développement économique et démarrage d’entreprise», selon Lise Michaud, se sont réunis à quelques reprises pour identifier leurs priorités. Un spécialiste en développement commercial accompagnera les membres à la suite de l’octroi d’un contrat. Au fil des rencontres, le comité actualisera une étude de marché sur les fuites commerciales commandée en 2016.