Le comité des aînés, appelé comité Municipalité amie des aînés (MADA), à Léry est passé aux mains du comité loisirs, culture et vie communautaire à la séance publique en novembre. Les bénévoles craignent que le changement de garde ne restreigne la mission envers les aînés aux loisirs seulement.
La Ville a adopté une politique des aînés en 2023. Elle comporte un plan d’action axé sur les loisirs, la sécurité, l’habitation et la participation sociale, entre autres. «Le conseil a associé la MADA qu’à ce volet [les loisirs]. Tous les autres pétales sont tombés», explique Liette Lamarre, conseillère municipale, qui a initié la démarche avec les bénévoles Sylvie Sauvé et Ginette Barbeau.
Pour Mme Lamarre, l’organisation d’activités de loisir avec les aînés constitue «un prétexte pour travailler sur l’exclusion, l’isolement» des personnes âgées.
En plénière, avant la séance publique du 19 novembre, les élus ont abordé la dissolution de comités. «Le comité MADA existait encore. Puis 15 minutes avant la séance du conseil, on me dit : ‟on s’est reparlé pis MADA va être avec le comité loisirs”», relate la conseillère. Mme Lamarre explique la situation par une abondance de comité.
La politique des aînés doit être mise à jour en 2026. Les bénévoles doutent d’obtenir le soutien du conseil municipal.
Depuis l’adoption de la politique, les trois femmes ont réussi à implanter le service de popote roulante à Léry. Une façon de repérer les personnes vulnérables, glisse Mme Barbeau. Les bénévoles ont reçu en aide financière plus de 60 000 $ pour tenir des conférences, aménager des exerciseurs au parc Raymond Faubert et à l’entrée de La Presqu’île ainsi que des bancs le long du chemin du lac Saint-Louis et un terrain de pickleball au parc Georges-Rufiange, notamment.
«Le but du gouvernement, c’est de garder les aînés à la maison. Il faut les aider», explique Ginette Barbeau.
En campagne électorale, Liette Lamarre a mentionné s’engager dans l’implantation d’une maison pour les aînés et identifier les personnes plus vulnérables de cette tranche de la population. La conseillère freine. Ces projets, elle ne peut les réaliser seule. Elle réfère également au manque de réception des élus. «Je ne me battrai pas contre des moulins à vent», souligne-t-elle.
Comité MADA toujours en place
La Ville de Léry affirme que le comité MADA est toujours en place. Les membres du comité loisirs, culture et vie communautaire, dont les bénévoles du comité MADA ne font pas partie, travailleront à l’atteinte des objectifs du plan d’action, mentionne le directeur général de Léry Michel Morneau. «MADA est gérée par un ministère [gouvernement du Québec]. On fait partie de différents comités provinciaux qui nous envoient des liens sur des subventions disponibles. En reliant le plan d’action avec les subventions, on peut faire des projets. Il ne faut pas s’inquiéter», convient-il.
À la séance publique, les élus ont dissous deux autres comités, soit ceux du cœur villageois et du développement durable dont la mission respective s’apparente à celle d’un comité existant. «Le conseil a dit : ‟arrêtons de dédoubler. S’il y a des questions en lien avec l’urbanisme et l’aménagement du territoire, elles seront traitées par le conseil consultatif d’urbanisme”», explique Michel Morneau.



Je ne comprend pas pourquoi les réponses de la ville proviennent de M. Morneau. M. Morneau est Directeur Générale donc il exécute les décisions des élus. Vous auriez du vous adresser au Maire M. Letham pour avoir sa position par rapport aux comités dissouts