Nicole Dubrûle aime la nature. La résidente de Mercier préfère les boisés aux sentiers pédestres, et le fond des rivières à la rive des plans d’eau.

Mme Dubrûle voit la nature avec des yeux nouveaux. Les chemins où elle s’aventure la conduisent vers de petits trésors. Nicole Dubrûle pratique le géocaching, un jeu individuel consistant à dénicher des contenants dissimulés ici et là dans la nature.

Un contenant traditionnel, appelé géocache, renferme des babioles ainsi qu’un registre de visites. Le géocacheur retrace le contenant à l’aide d’un géopositionnement par satellite (GPS). Une fois la géocache trouvée, il est invité à signer le registre puis à enregistrer sa découverte sur le site de l’organisme geocaching.com. On peut aussi jouer à cette chasse au trésor à partir d’une application mobile. Le géocaching propose divers types de géocaches; certaines nécessitent la résolution d’énigmes pour connaître le lieu où elle a été placée.

Nicole Dubrûle, alias nicole51 – l’amateur de ce jeu cache son identité sous un pseudonyme – s’est initiée au géocaching à l’été 2010 lors d’un séjour à l’Île-du-Prince-Édouard avec sa fille adepte du jeu. «Il y avait une cache à environ 300 mètres du lieu où nous habitions. J’avais trouvé ma fille très courageuse d’aller chercher la cache dans un gros tuyau pluvial», raconte-t-elle. Nicole Dubrûle aime bien la recherche de géocaches qui jumellent à la fois «la partie jouer dehors avec la partie faire travailler sa tête».

Un sandwich à côté d’un geai bleu

André Liboiron, alias adlib44, se prête au jeu depuis trois ans. Le retraité, qui habite Léry, voit dans cette chasse au trésor une façon de décompresser. «S’asseoir sur le bord d’un lac ou un étang et manger son sandwich à côté d’un geai bleu, d’une grenouille ou d’autres bestioles sans le moindre bruit, c’est wow», dit-il.

André Liboiron doit son entrée dans cette aventure à son gendre géocacheur. M. Liboiron a été rapidement séduit lors d’une sortie avec lui. «Paf dans le front, j’ai eu la piqûre. J’ai acheté mon GPS et il (son gendre) m’a donné un cours 101», résume-t-il. M. Liboiron pratique davantage son activité en semaine. «Il y a beaucoup moins de gens. On a le temps de fouiller et d’admirer ce qu’il y a autour et écouter. C’est fou ce qu’on peut voir et entendre», conclut-il.

Essoufflement de Pokemon go

Pendant que le géocaching gagne en popularité, l’avènement Pokémon go s’essouffle. Selon Radio-Canada, le nombre de joueurs a commencé à décliner à peine un mois après le lancement de l’application mobile. Le nombre d’utilisateurs est passé de 45 millions à près de 30 millions en peu de temps. Radio-Canada associe cette descente à plusieurs facteurs, dont la simplicité du jeu, qui provoque une lassitude chez les joueurs, ainsi qu’un manque de temps des jeunes participants qui, depuis le lancement de l’application à l’été, ont regagné les bancs d’école.