Je me suis déjà exilée de ma région pour vivre dans la grande métropole qui se nomme Montréal pour y vivre mes années d’études. Ô combien je suis heureuse, aujourd’hui, de vivre et travailler dans mon patelin.

Le retour au bercail était plus qu’apprécié quand j’ai fini d’être sur les bancs d’école. Je ne me vois pas retourner à Montréal pour y travailler, encore moins y vivre. Je suis une banlieusarde née. C’est tatoué sur mon cœur. Mon parcours sur la route de campagne avec les couleurs d’automne pour me rendre au bureau est apaisant. L’odeur du fumier et des feuilles brûlées, c’est priceless.

Je parle de mon patelin parce que je sais que le calvaire commence pour ceux qui doivent se rendre sur l’île de Montréal pour gagner leur pain. L’échangeur Turcot est à refaire et seulement une voie sera disponible pour les milliers d’automobilistes qui braveront le trafic. Peut-être que ce grand chantier amènera une nouvelle ère. Le transport en commun n’a pas le choix de s’adapter rapidement. Probablement que des centaines de conducteurs prendront l’autobus pour désengorger le trafic. C’est un de mes souhaits. Ou tout simplement que les travailleurs vont vouloir œuvrer dans leur patelin pour économiser du temps.

Parlons de la proximité. C’est mon dada. Je peux me rendre à l’épicerie à 10 minutes de marche. Je suis à 20 minutes en voiture de mon travail. Je suis à 30 pas de mon centre de conditionnement physique. Je suis à 50 pas du terrain de tennis de ma municipalité et de la piscine municipale. Je suis à cinq minutes à pied de la salle de spectacle.

Je souhaite à tous ceux qui devront braver le trafic jusqu’en 2019 de trouver une façon d’alléger ses allées et venues. On ne se le cachera pas, ces travaux sèment la grogne. Tous les matins je me lève en étant remplie de gratitude et de reconnaissance parce que j’ai choisi la proximité. C’est un vrai baume sur mon blues d’été. Personnellement, la proximité; c’est ce qui fait rouler l’économie locale. Nous avons besoin d’encourager les commerces d’ici pour que ça vaille de l’or. À mon humble avis, je crois que les consommateurs devraient être au rendez-vous local. Je mentionne ceci parce que je sens qu’il va y avoir un exode du monde métropolitain vers nos petites banlieues tranquilles. C’est peut-être le début de développements important dans les cinq années à venir. Le mouvement des individus de la ville qui rêvent de vivre dans un quartier convivial familial. Qui sait?