La Régie intermunicipale de police Roussillon rappelle qu’à compter de lundi, l’accès à la route 207 à Kahnawake sera fermé en matinée, ce qui occasionnera une augmentation importante de la congestion sur la route 221, la montée Saint-Régis, l’autoroute 730 et sur l’autoroute 30.

«La seule alternative possible pour se rendre au pont Mercier demeure l’autoroute 730 Est puis la route 132, à moins d’opter pour une autre pont», indique la Régie par voie de communiqué.

La police annonce qu’elle sera présente «dès lundi matin afin d’assurer le bon déroulement de la circulation et de faciliter l’accès au pont Mercier». Ce travail sera fait en collaboration avec le ministère des Transports, la Sûreté du Québec et le Service de police de Châteauguay, précise-t-on.

La Régie invite la population à faire preuve de patience et d’indulgence durant cette période de fermeture, et à prévoir davantage de temps pour leurs déplacements matinaux.

Un réseau sous pression

La route 132 est d’ailleurs déjà très sollicitée depuis que la Ville de Châteauguay a commencé son chantier sur la route 138, à la limite de Kahnawake. De nombreux résidents de la région utilisent l’autoroute 30 et la route 132 pour accéder au pont Mercier.

Le conseil de bande de Kahnawake dénonce depuis plusieurs années le développement immobilier dans les villes environnantes qui mettent une pression supplémentaire sur les artères routières dans la réserve autochtone.

«L’axe de la route 132, on dit tout le temps qu’on ne veut pas que ça devienne un boulevard Taschereau, mais avec le volume de véhicules qui a sur la route 132 actuellement, en ce moment on est bien pire que le boulevard Taschereau», fait valoir le maire de Delson Christian Ouellette.

Le flot de circulation n’augmente pas seulement à Kahnawake, rappelle-t-il.

 «La route 132, c’est un entonnoir à Delson. Tout mon réseau routier est surchargé. Toutes mes routes résidentielles. Ce sont des gens qui viennent majoritairement de Saint-Constant, Sainte-Catherine. S’ils ne prennent pas le pont Mercier, ils prennent la 132. J’ai des bouchons énormes à l’heure de pointe», souligne-t-il. Celui-ci ne voit pas une si grande différence dans l’annonce de la fermeture de la route 207, puisque le trafic y était déjà contrôlé à l’heure de pointe.

Miser sur le transport collectif

Avec la situation actuelle et les villes du Roussillon qui continuent de se développer, le maire de Delson souhaiterait que le gouvernement mette en place des incitatifs financiers «qui feraient en sorte qu’on créerait de bonnes habitudes de transport collectif». «Si les gens ne prennent pas le transport collectif, c’est parce qu’ils ont encore avantage à prendre la voiture, c’est malheureux», indique M. Ouellette.

Contrairement à Châteauguay, les villes de Candiac, Delson, Saint-Constant, Sainte-Catherine peuvent compter sur une ligne de train de banlieue déjà existante sur leur territoire, mais celle-ci est sous-utilisée.

«Demain matin, on est capable de transporter au-delà de 1000 personnes dans le train, sans injecter de nouvel argent. C’est beaucoup de gens, beaucoup d’autos. Le train, il est là», rappelle le maire de Delson. Les horaires actuels demeurent toutefois restreints.

L’autoroute 30 est également très sollicitée. « C’est la preuve que les gens ne se déplacent pas juste Nord-Sud (vers Montréal), mais aussi Est-Ouest», fait-il valoir.

Christian Ouellette milite avec d’autres élus de la région depuis plusieurs années pour un réseau de transport collectif structurant, «une colonne vertébrale Est-Ouest».

Car à mesure que les citoyens quittent leur boulot excédé du trafic vers le pont Mercier, c’est dans le réseau routier du Roussillon qu’ils se déplacent.