Plusieurs vont obscurcir leur maison le 31 octobre pour dissuader les enfants en quête de bonbons de frapper à leur porte. Mélanie Lévesque, elle, met le paquet pour en attirer le plus possible. Ce, depuis environ 20 ans.

«On a perdu le compte avec les années !» dit en riant la «Secret Queen» de son nom d’artiste. Sa maison est décorée cette année sous le thème de Noël hanté. En quel honneur ? Celui de ses parents. «Mon père décorait énormément pour Noël. Autant que moi pour l’Halloween. À la suite du décès de ma mère, il voulait se débarrasser des décorations. J’ai décidé de les utiliser», confie Mélanie Lévesque. Son père lui donne d’ailleurs un bon coup de pouce pour réaliser ses décors, précise-t-elle.

Chaque année, elle emploie des articles donnés pour «patenter quelque chose» sur un thème différent. «J’exploite toujours un nouveau thème. Sinon je ne verrais pas l’intérêt. J’aime créer de nouvelles choses», fait-elle part. Avant Noël, il y a entre autres eu la maison de poupées, l’hôpital des martyrs, la maison des sorcières.

Parcours effrayant

Au fil des Halloween, ses installations sont devenues de plus en plus élaborées. Et populaires. «Quand j’ai commencé, je faisais ça dans un abri Tempo à l’extérieur», se remémore la créative citoyenne. Ces dernières années, elle décore abondamment le parterre devant sa maison et aménage à l’intérieur un parcours effrayant. Le jour J, des créatures mécaniques y côtoient des personnages vivants dans une atmosphère chargée de sons lugubres et d’effets lumineux.

«Je commence mon plan au mois de juin et je monte début septembre. C’est beaucoup d’heures. Je ne sais même pas comment je fais ça», avoue Mélanie Lévesque.

Beaucoup de bonbons

Son décor attire une foule monstre depuis quelques années déjà. En 2015, environ 1100 visiteurs ont défilé dans la célèbre maison hantée du boulevard Saint-Francis. Pour faire plaisir à autant de chasseurs de sucrerie, l’hôtesse achète pour 500 $ de bonbons. Heureusement, elle peut maintenant compter sur le soutien de quelques commanditaires, apprécie-t-elle.

Bonheurs

Qu’est-ce qui pousse Mélanie Lévesque à se donner autant de mal chaque automne ? Savoir qu’elle fait plaisir aux autres et qu’elle se taille une petite place parmi les souvenirs heureux des familles. «Je ne sais pas si c’est la joie des enfants ou des parents qui me motive le plus. De voir les gens filmer, prendre des photos, prendre conscience qu’on s’est immiscé dans les albums photos des familles, ça me fait chaud au cœur», témoigne-t-elle.

Les commentaires des visiteurs sur place et sur internet sont aussi des douceurs. «Juste un petit mot sur les réseaux sociaux, par les journaux, peu importe, qui dit merci d’avoir fait ça, nous, ça nous fait extrêmement plaisir, ça nous motive à continuer d’année en année parce que c’est énormément de travail», conclut-elle.