La présence du Service de police de Châteauguay à la friperie communautaire Nouvelle Chance le 15 avril aurait pu laisser croire à une perquisition puisqu’on pouvait voir une remorque avec des policiers qui transportaient des objets. Mais c’est plutôt le contraire qui se produisait : la police a remis à l’organisme des objets de peu de valeurs qui ont été saisis dans le passé afin qu’ils soient revendus pour la bonne cause.
Il s’agit d’un nouveau partenariat entre les deux organisations, explique le lieutenant-détective Patrick Leclair. Le service de police se retrouve régulièrement avec une panoplie d’objets qui peuvent avoir été abandonnés pour différentes raisons ou à la suite des perquisitions. Il arrive aussi que les policiers n’arrivent pas à retrouver le propriétaire légitime d’un objet.

«Par exemple on arrête quelqu’un pour vol à l’étalage au Walmart et dans son véhicule il y a plein de stock volé d’autres magasins. Si après trois ou quatre mois de recherche on n’est pas capable de savoir d’où ça vient, on est pognés avec ce stock-là et on doit en disposer», explique-t-il. La loi prévoit que ces biens doivent être remis au curateur public, vendus à l’encan ou détruits.
Le Service de police a travaillé avec la Direction des poursuites criminelles et pénales et le département des biens saisis pendant plusieurs mois pour obtenir les autorisations nécessaires pour remettre les objets à l’organisme de Châteauguay et que celui-ci puisse légalement les revendre.
Biens de peu de valeurs
Lors de la première livraison le 15 avril, une variété d’outils, un ensemble de golf, des items pour enfants et des vélos ont entre autres été remis. «C’est vraiment aléatoire, ça dépend des dossiers, mais c’est tout le temps un ‘’jack in the box’’ quand on saisit des biens», souligne M. Leclair.

Il rappelle cependant que l’entente avec Nouvelle chance (autrefois le centre communautaire) concerne uniquement les biens de peu de valeurs. «Admettons qu’on aurait trouvé une montre Rolex à 10 000 $, elle ne viendrait jamais ici. Elle serait remise au curateur public», précise-t-il.
Certains biens comme les outils pratiquement neufs remis par la police se sont retrouvés dans l’encan du 19 avril que l’organisme a organisé dans le cadre de sa grande campagne de financement pour rénover l’immeuble qui a pignon sur la rue Principale.


Très bonne collaboration, c’est une manière de donner à l’autre. chaque objet a une valeur inestimable pour chaque personne qui l’utilise.