À 16 ans, Carolann Messier vivait avec des pensées suicidaires et souffrait d’une dépression, alors qu’elle était intimidée à l’école. Plutôt que de se laisser sombrer, elle a mis sur pied un organisme appelé It’s time to smile again (Il est temps de sourire à nouveau) afin d’aider son prochain. Pour une cinquième année consécutive, elle soutient des familles en situation précaire avec des paniers de Noël.  

La Châteauguoise a voulu offrir du soutien aux autres quand elle a constaté que beaucoup de jeunes autour d’elle souffraient en silence, notamment durant la période des Fêtes.

«J’ai commencé à faire les paniers de Noël, puisqu’il y avait tellement de familles dans le besoin, d’enfants qui se faisaient intimider à l’école, puisqu’ils n’avaient pas assez d’argent pour un lunch ou pour Noël», fait-elle savoir.

La jeune femme, maintenant âgée de 22 ans, confie également que de parler à d’autres personnes en souffrance lui apportait du réconfort.

«Cela m’aidait avec ma dépression et je me sentais moins seule», dit-elle.

Donner à tout le monde

Bien que son organisme s’adresse principalement aux jeunes, Mme Messier fait savoir que lorsque des familles sont choisies pour la distribution de paniers de Noël, en collaboration avec la Société Saint-Vincent-de-Paul, il est important pour elle de sélectionner autant des gens seuls, que des parents, ou encore des personnes âgées.

Cette année, ce sont six familles de Châteauguay qui ont reçu un panier bien rempli, le 20 décembre. Les paquets contenaient de la nourriture dont de la viande, des conserves, des fruits et légumes, des pâtes et des gâteries comme des friandises, des biscuits et des croustilles. Des produits ménagers étaient aussi inclus, ainsi que du savon, du papier hygiénique et du détergeant à lessive. Les familles ont également reçu des cadeaux divers.

Des dons des communauté de Châteauguay et Kahnawake, ainsi que d’entreprises comme la Boucherie boeuf et cie, la pharmacie Brunet et Monarch Reptiles.

Une partie des dons. Photo gracieuseté.

Situation alarmante

La pandémie a créé une situation sans précédent pour les gens souffrant de santé mentale.

«On est très concernés par beaucoup de jeunes qui deviennent beaucoup plus dépressifs, et malheureusement, beaucoup ont des pensées suicidaires. Ça nous alarme beaucoup», partage Mme Messier.

Elle conseille aux parents de garder un œil sur l’attitude de leurs enfants. S’ils observent que ceux-ci se renferment, s’éloignent et parlent moins qu’à l’habitude, elle les invite à s’asseoir avec eux, à leur faire comprendre qu’en discuter est bénéfique et de les soutenir.

Mme Messier se rend normalement dans les écoles pour discuter d’intimidation, mais cela n’a pas été possible cette année.