BOXE. La jeune Merciéroise Naomie Larouche, 14 ans, est passionnée par la boxe depuis l’âge de 7 ans et ne manque pas d’occasion pour se démarquer dans sa discipline.
Son père Pierre Larouche y est pour beaucoup dans son parcours de boxeuse. C’est grâce à lui si elle a pu découvrir le sport qui est normalement associé à la gent masculine. Pour garder la forme avant un combat, elle fait du jogging et du vélo.
«Ça me permet de me défouler, de faire sortir le méchant. C’est un bon entraînement, ça travaille tout et moi j’aime relever les défis. Je trouve que c’est un bon sport pour ça», commente-t-elle. La boxe, est-ce trop exigeant? «Non.»
Elle croit que cette discipline est accessible aux filles malgré leur présence peu nombreuse à la pratiquer. «Il y en a quand même beaucoup pour un sport masculin», observe-t-elle.
Ses amies s’intéressent à son cheminement d’athlète et suivent les résultats de ses compétitions. «Je suis la seule de mon école qui fait ça, alors ils trouvent ça impressionnant», raconte-t-elle.
Plusieurs victoires à son actif
Elle a remporté la médaille d’or dans la catégorie juvénile (48kg) au Championnat Canadien de Boxe Canada, le 28 avril, à Québec. La jeune boxeuse a également remporté le Gant Doré et la Coupe Impérium en 2016. La principale intéressée s’est qualifiée en première place pour le championnat canadien lors du Défi des champions. Elle est étudiante en 2e secondaire à l’école Bonnier de Mercier. Pour peaufiner ses techniques, deux entraînements avec Renald Boisvert et Vincent Auclair au Club de Boxe Champion à Montréal sont à son programme. Des entraînements se poursuivent au gym de l’académie équestre du Suroît avec l’entraîneur Steve Pomerleau.
Des astuces de gagnante
Elle fait de la visualisation avant chaque combat, seule, les yeux fermés. «Je fais semblant dans ma tête et ça m’aide beaucoup à moins stresser», dit-elle.
L’adolescente veut se rendre au niveau professionnel. Pendant la période estivale, elle ne fera pas de compétition, mais combattra dans l’arène deux fois pour ne pas perdre la main.
