À 90 ans, Dolores Dandurand agit chaque jeudi comme caissière à l’Entraide Familiale à Châteauguay. Un organisme au sein duquel elle fait du bénévolat depuis presque un demi-siècle.

Son dévouement a été salué le 14 juillet au sous-sol de l’église Sainte-Marguerite-D’Youville où loge l’Entraide Familiale.

Fidèle à son rendez-vous du jeudi, Mme Dandurand a eu droit à une surprise. Elle a été invitée à s’attabler avec d’autres bénévoles et la mairesse Nathalie Simon. «Mme Dandurand est bénévole depuis plus de 45 ans. Tous les jeudis, elle s’occupe de la caisse. Auparavant, elle faisait du bénévolat trois jours par semaine. Elle ne prend jamais de vacances. Elle est toujours souriante et prête à rendre service», a dit Hélène Bourassa, responsable de l’organisme.

La mairesse Nathalie Simon a offert, au nom de la Ville, des fleurs et une plume pour écrire à la persévérante bonne Samaritaine. «Quand des gens font du bénévolat généreusement depuis plus de 40 ans, je pense que c’est à souligner. Et on voit que ça garde les gens jeunes», a-t-elle exprimé. Le visage ému de la nonagénaire s’est illuminé d’un grand sourire. «Vous êtes un exemple et il y a beaucoup de gens qui souhaitent être aussi en forme à votre âge que vous l’êtes», a fait part Nathalie Simon.

Le curé Clément Laffitte l’a aussi saluée. «Elle est une personne accueillante. Elle est une image de belle grand-maman», a-t-il apprécié.

«Ça me fait toujours plaisir. Je rencontre du monde, ça me change les idées», a exprimé Mme Dandurand.

Son secret

Quel est son secret pour être aussi en forme ? «Je mange beaucoup de légumes et je travaille tous les jours. Parce que si on arrête, on ne repart plus !» a-t-elle lancé avec humour.

Quant à l’organisme pour lequel elle œuvre, Dolorès Dandurand fait valoir : «Ça fait du bien à beaucoup de familles. J’aurais aimé qu’un organisme semblable existe quand j’élevais mes enfants».

Besoin de bénévoles

L’Entraide familiale fonctionne avec 22 bénévoles, dont seulement 3 hommes, et il en faudrait davantage, a noté Mme Bourassa. «Il y a des sacs à lever, des vêtements à trier. C’est exigeant physiquement», a-t-elle fait part.