La passion de courser avec un cheval sous harnais est bien ancrée chez Daniel Dulude de Sainte-Martine depuis 25 ans «minimum» !

Ses amis l’ont influencé dans ce sport. «C’est comme quand tu commences à boire et que tu deviens alcoolique», illustre M. Dulude à propos de sa passion pour la course de chevaux. Le principal intéressé a attelé une trentaine de chevaux depuis qu’il a débuté cette discipline. Le cheval avec lequel il a gagné la course sous harnais à l’Hippodrome Ormstown Raceway, le samedi 17 septembre, est entraîné à un centre équestre à Les Cèdres. Cet événement qui s’est tenu à la Ville d’Ormstown est une initiative du Circuit régional des courses de chevaux du Québec. « Les organisateurs sont heureux de dire que les paris ont augmenté de 11% par rapport à l’an passé, sachant que les recettes des deux journées de courses de cette année servent à l’amélioration des bâtiments d’Expo Ormstown», indique Pierre-Paul Naud, directeur de la promotion du circuit.

Quel est le secret du jockey pour accéder à la victoire? «Souvent, ça prend de la chance pour qu’un cheval gagne une course. Il y a beaucoup de facettes. Ça dépend comment ça se déroule», soutient M. Dulude. Edmund Hanover est le nom de la bête âgée de 12 ans. Il est de la race chevaline standardbred.

La victoire lui a valu une cagnotte de 450 $. Un cheval de course peut courir jusqu’à l’âge de 14 ans et son apogée est entre 4 à 5 ans. Christine Davignon, conjointe de Daniel Dulude, prend soin de ce cheval à tous les jours. «Il a juste besoin de beaucoup d’amour », dit-elle. Son protégé finira ses jours à Sainte-Martine.

Une industrie engloutie

C’est en 2009 que l’organisme Attraction Hippiques qui gérait tous les hippodromes du Québec a fait faillite. Ensuite, des gens d’affaire ont décidé de créer un organisme à but non lucratif; le Club Jockey du Québec, selon Vincent Trudel, directeur général du club. «Nous sommes la seule institution de la sorte qui fonctionne sans l’aide de l’État», dit-il. Ils sont présentement en négociation avec le gouvernement afin d’obtenir du financement pour relancer l’industrie des courses de chevaux. «Nous avons présentement 388 emplois reliés au secteur et si l’État acceptait de nous aider, on pourrait créer facilement 2000 emplois au Québec», fait-il valoir.

Qu’est-ce qu’un cheval à réclamer?

Daniel Dulude est propriétaire de son cheval de course. En Ontario, il peut mettre le cheval à réclamer à la fin du parcours. Les acheteurs peuvent acquérir la bête pour environ 6 500$, dépendamment de l’âge et de ses performances. «Si le cheval est vraiment bon, il peut se faire réclamer pour 40 000 à 75 000$», renseigne-t-il. Au Québec, les chevaux de course ne peuvent plus être à réclamer.

À propos du cheval

Edmund Hanover est né à la Hanover Shoe Farms, dans l’État de la Pennsylvanie aux États-Unis, en mars 2004. En carrière, il a amassé 189 700$ avec 259 départs dont 42 étaient victorieux, selon le Circuit régional des courses de chevaux du Québec. En moyenne, le galop d’un cheval peut atteindre une vitesse de 50 km/h tandis que les champions peuvent courir jusqu’à 65 km/h, informe M. Dulude.