Les élus de Roussillon affichent leur soutien aux travailleurs étrangers en portant un cœur bleu. À la suite de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) en novembre, la MRC demande aux gouvernements de considérer les réalités régionales.

La fin du PEQ jumelée aux modifications du Programme des travailleurs étrangers temporaires bouleversent les démarches entreprises par des travailleurs. «On ne change pas les règles du jeu en plein milieu de la partie! Modifier les politiques migratoires crée une incertitude réelle, autant pour les personnes immigrantes que pour les employeurs qui les embauchent», indique la MRC de Roussillon dans un communiqué de presse.

Lors de la séance publique le 10 février, les membres du conseil de la Ville de Mercier ont démontré leur soutien aux travailleurs étrangers. «C’est la raison pour laquelle nous portons tous de petits cœurs bleus en guise d’appui», a affirmé la mairesse Lise Michaud.

Mercier «demande l’ajout d’une clause de droit acquis» aux travailleurs en cours de démarche au PEQ, peut-on lire sur le site de la Ville. «Porter le cœur bleu, c’est aussi rappeler que derrière les dossiers, il y a des personnes, des familles et des parcours de vie », mentionne la mairesse de Mercier et préfète de la MRC de Roussillon.

L’abolition du Programme de l’expérience québécoise a des répercussions dans toute la région. Cette décision concerne 19 médecins de famille et 11 spécialistes rattachés au Centre intégré de santé et de services sociaux (CSSS) de la Montérégie-Ouest. Vaudreuil-Soulanges souhaite une exception territoriale pour maintenir les travailleurs étrangers.