Le cinéaste et réalisateur de Châteauguay Philippe Frenette-Roy est en train de finaliser un documentaire sur ses ascendants acadiens. Il a rencontré ses grand-tantes et grand-oncles pour raconter l’histoire d’une famille de 16 enfants.

Jusqu’à tout récemment, il a retenu l’attention des médias acadiens avec son histoire de famille. Albert et Alma en 16 temps, documentaire produit et réalisé par sa compagnie PK Films, a commencé à prendre forme à l’été 2014. «Ma grand-tante Rita, 3e de la famille, a raconté tout le récit de sa famille pendant trois heures et demie et c’est à partir de là que j’ai pu commencer à créer mon documentaire», soutient Philippe Frenette-Roy.

En visite au Nouveau-Brunswick, le jeune créateur de 27 ans a capté en images les témoignages des membres de sa famille élargie. «Ce qui a été intéressant, c’était de voir le clash des générations», assure le Châteauguois.

Les souvenirs racontés dans l’œuvre s’étendent de 1920 à 2007. Il aura fallu trois jours de tournage pour mettre en boîte ces récits d’époque.

«Mon grand-père, c’est Normand Frenette, il reste à Châteauguay et il fait partie de cette famille de16 enfants», renseigne le principal intéressé.

Cela va sans dire que cette famille a vécu des drames humains avec la mort de 4 des 16 enfants. Albert et Alma ont dû faire le deuil de deux enfants décédés avant l’âge d’un an et deux autres ont rendu l’âme dans la vingtaine; Dora et Ovila.

Dora a succombé à une pneumonie à la suite de complications d’une maladie de rein à l’âge de 28 ans et Ovila a péri dans un accident de voiture, alors qu’il était âgé de 26 ans.

Des extraits de la bande-annonce illustrent bien la réalité d’antan avec les commentaires choisis par l’auteur.

«Les prêtres passaient dans les maisons et ils watchaient si les femmes étaient enceintes. Si ça faisait trop longtemps et que le petit était trop grand, la femme n’était pas enceinte; ils demandaient ce qui se passaient », témoigne un des membres de la famille dans le segment agrémentés des airs mélodieux de la chanson Partons la mer est belle, interprétée par Sylvain et Justin Doucet.

Le long métrage d’une durée d’une heure et 38 minutes sera soumis à la 30e édition du Festival international du cinéma francophone en Acadie. Une première projection devant sa famille est prévue, le 18 août, au Nouveau-Brunswick.