Le cinéaste châteauguois Philippe Frenette-Roy a remporté le prix du meilleur documentaire avec son œuvre Alma et Albert en seize temps au 40e Festival des films du monde de Montréal.
«Je n’en reviens pas encore», dit-il d’entrée de jeu. Malgré tous les problèmes d’organisation de l’événement, il a su qu’il avait été sélectionné, lundi matin, le jour du Gala. Son film devait être projeté trois fois, mais le documentaire a été diffusé sur grand écran une seule fois au Théâtre d’Outremont.
«Quand j’étais sur le tapis rouge, j’ai serré la main à Serge Losique, le président du festival, et il m’a demandé qui j’étais. […] Il m’a dit qu’il avait adoré mon film que je devais me préparer à monter sur scène», raconte le principal intéressé.
Il a fini ex aequo avec le film japonais Ken San de Yuichi Hibi. La bourse était de 15 000 $ US. Le jeune cinéaste compte garder cet argent en banque pour réaliser son prochain film. «Je ne sais pas encore ce sera quoi, mais je vais prendre le temps d’y penser», mentionne-t-il. Son œuvre cinématographique n’a pas fini de voyager puisqu’il veut envoyer sa réalisation au Festival du film de Sundance, au Festival du Film International de Berlin et au Festival de Cannes. «On ne sait jamais», conclut-il.
Un film de famille
Philippe Frenette-Roy voulait raconter l’histoire de ses arrière-grands-parents acadiens du Nouveau-Brunswick. Dans sa production, le récit d’Alma et Albert Frenette de Robertville est raconté par 12 de leurs 16 enfants. Le grand-père du créateur de 27 ans, Normand Frenette, habite Châteauguay. Ce dernier a contribué à la reconstitution du vécu de ses parents. Le long métrage est d’une durée d’une heure et 38 minutes. Le tournage s’est déroulé à l’été 2014, alors que Philippe Frenette-Roy visitait sa famille acadienne du Nouveau-Brunswick.
