Bien connus pour faire lever le party partout où ils passent au Québec, les membres de Lendemain de Veille ne s’attendaient pas à ce que la folie s’empare de l’Europe, alors qu’ils viennent de faire une mini-tournée de trois concerts qui a enflammé les salles où ils se sont donnés en prestation.
«Avant de le vivre, nous savions qu’il y avait un engouement, mais de le vivre, c’était complètement capoté. C’était big, on est connu là-bas, ce sont les gens qui demandaient à nous voir et les organisateurs devaient ouvrir les salles de 90 minutes à deux heures avant les spectacles parce que les gens s’entassaient sur le trottoir avant nos shows», indique Marc-André Rioux, emballé par cette première présence en France et en Suisse qui lui fait dire que ce n’est que le début de ces voyages outre-mer.
Membre fondateur du groupe de Beauharnois qui célèbre sa majorité cette année avec 18 ans bien comptés de musique québécoise pure laine, Marc-André Rioux croit que les réseaux sociaux, dans ce cas précis, ont aidé. «Il faut connaître les réseaux sociaux. Nous avons engagé quelqu’un qui fait ça et nous sommes vus beaucoup et partout. Puis à un moment, un vidéo a poppé en France, quelque part en décembre 2024 et depuis, c’est viral», rigole le chanteur dynamisé par ces trois spectacles qui sont gravés dans sa mémoire.
Un accueil génial
Précisant n’ayant jamais rêvé de se produire aussi loin de sa patrie natale, Marc-André Rioux jure qu’il envisage maintenant de retourner aussi longtemps que la demande sera là. «On a présenté un premier spectacle à Dunkerque, dans le nord de la France. Il y avait de la place pour 200 personnes. On a rempli et tout le monde connaissait chacune des paroles qui sont sorties de ma bouche depuis les 18 dernières années. Les gens ont pris des photos avec nous pendant le sound check, ils ont chanté, ils portaient des chemises à carreaux, c’était fou. Ce qui les attire, c’est qu’on fait du 100 % québécois, et ils aiment ça. J’ai vu des gens pleurer. Ils sont crinqués et eux aussi parlent déjà de la prochaine fois que nous serons de passage», lance le chanteur qui est parti avec quatre complices de son groupe et un vidéaste qui a mis le parcours en images.
Puis, vient Paris où les trottoirs ont été bloqués. «Les gens faisaient la file et ils bloquaient deux heures avant le concert. Ils ont laissé entrer les spectateurs qui ont aussi rempli la salle. Habituellement à Paris, c’est difficile de vendre des billets, mais c’était plein», explique celui qui a livré un spectacle similaire à ce qu’il fait en festival ici au Québec. «On a ajouté une partie des Champs Élysées de Joe Dassin qu’on a mixé avec Hélène de Roch Voisine. Ça a embarqué, j’ai encore des frissons», ajoute celui qui avait fait ses devoirs avant de partir.
En Suisse pour un coup de cœur
En Suisse, outre les paysages enlevants, Rioux a vécu des moments forts. «Au rappel, on a fait Les Sardines, une toune de là-bas et les gens ont été surpris, mais ils ont fait lever le plafond quand on a mélangé avec La Ziguezon et On étaient saouls. La demande est forte, et on va battre le fer pendant qu’il est chaud. Des organisateurs de festivals et des bookers de salles veulent nous revoir et on va explorer le tout pour le mieux», conclut celui qui entre-temps vivra un été occupé avec plus d’une quarantaine de shows dans les festivals de la province avec sa bande de joyeux drilles.

