L’organisme Boisés et écologie Châteauguay (BEC) a envoyé récemment une mise en demeure à la Ville de Châteauguay. Les membres s’opposent aux règlements du plan particulier d’urbanisme (PPU) encadrant le développement de la Terre Faubert, adopté en novembre.

Selon la porte-parole de BEC, Chantal Payant, les règlements «ont pour effet de contourner le processus d’approbation référendaire requis sous la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme». Châteauguay entend imposer, entre autres, aux promoteurs l’aménagement d’une zone tampon végétalisée séparant la Terre Faubert du quartier des musiciens et fixer la hauteur maximale des bâtiments, à proximité du même quartier, à trois étages et en permettre jusqu’à douze à proximité de l’autoroute.

Boisés et écologie Châteauguay demande à l’administration municipale «de suspendre le processus d’entrée en vigueur» des règlements du PPU, voir à leur annulation et «s’abstenir de toute émission de permis ou de tout autre acte favorisant le projet immobilier». Si Châteauguay répond par la négative, BEC portera sa demande devant les tribunaux.

Châteauguay «erre» dans le dossier d’aménagement de 2000 unités d’habitations sur la Terre Faubert, selon le BEC. L’organisme encourage l’augmentation du nombre de parcs de logements à Châteauguay, mais dans des secteurs propices au développement, comme le centre-ville et l’aire TOD.  

À ce jour, 8000 personnes ont signé une pétition en ligne visant à protéger la Terre Faubert. «[…] plus de 80 % des commentaires et mémoires reçus lors de la consultation en ligne sont contre le PPU, et la Ville refuse de considérer d’autres options pour ce terrain», conclut Mme Payant.