Depuis deux semaines, Tel-Aide du Suroît est débordé. Le service d’écoute anonyme enregistre 30 % plus d’appels en plus de devoir composer avec moins de bénévoles puisque certains doivent observer les mesures de confinement.

«On compte huit centres au Québec et on reçoit en moyenne 600 appels par moi, confirme Pascal Champagne, coordonnateur Tel-Aide région du Suroît. Depuis deux semaines, on note une augmentation de 30 % du nombre d’appels en plus de compter sur le tiers des gens qui font de l’écoute qui sont confinés parce qu’ils ont 70 ans et plus. »

Les numéros 450 377-0600 et 1 855 377-0600 sont les deux lignes qui permettent de trouver un interlocuteur. Une oreille attentive qui écoutera sans juger les gens qui peuvent ressentir de la peur, de l’angoisse et toutes formes d’anxiété.

«C’est exigeant comme écoute, mais on veut que les gens sachent qu’on existe, reconnaît M. Champagne. plusieurs utiliseront nos services pour la première fois et c’est important de ventiler le trop-plein. Avec tous les gens qui vivent isolés et dans la solitude, ça devient crucial.»

Tel-Aide est en développement en deux phases. D’abord instaurer un logiciel pour permettre aux bénévoles de faire de l’écoute à domicile. Également, prévoir une formation à distance pour les nouveaux écoutants. «On est en pourparler avec le Centre intégré universitaire de santé et services sociaux pour devenir un service essentiel, soutient M. Champagne. On procède à certains tests et on attend que des fonds soient débloqués. »