Des pages « Spotted » de Facebook publient des allégations à l’effet qu’une personne infectée ou un proche s’est trouvé dans un commerce. Deux cas ont été portés à l’attention du Soleil de Châteauguay.

Dans l’un, une personne a écrit au journal pour nier les dire. « Cette information est absolument fausse. Moi seule je n’ai pas le pouvoir de mettre un terme à ce ragot, qui pourrait causer énormément de tort à son propriétaire. Alors, vous serait il possible de publier un démenti ? »

Avant de diffuser quoi que ce soit, les médias effectuent des vérifications. Dans les cas qui nous occupent, la prudence est de mise puisque l’état de santé d’une personne relève de la vie privée. Seul un médecin peut confirmer si une personne est atteinte ou non. Et les médecins sont tenus au secret professionnel.

Le Soleil de Châteauguay a donc adressé cette question au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest : « Une publication Spotted vise une personne et un commerce en particulier concernant le coronavirus. Comment réagissez-vous à ce genre d’initiative citoyenne ?  »

Réponse de Mélissa Gilbert, agente d’information aux communications externes du CISSSMO, :  « Par respect pour la confidentialité des patients avec un diagnostic positif à la COVID, aucune information ne sera divulguée sur l’endroit où ces patients se trouvent.

Lorsque l’infection est suspectée ou confirmée chez une personne, différentes mesures reconnues efficaces sont mises en œuvre pour limiter la propagation, notamment l’isolement de la personne. Chaque personne a un rôle à jouer afin de diminuer les risques de propagation des virus. »

Ottawa et Québec ont adopté des règles pour freiner la propagation du virus. Les policiers ont le pouvoir de les faire respecter.  La loi sur la santé publique prévoit des amendes et les policiers disposent des pouvoirs requis pour assurer le respect des mesures.

Toutefois, le gouvernement mise d’abord et avant tout sur la collaboration de la population pour faire respecter ses directives plutôt que d’exercer une approche coercitive

En clair, si une personne infectée ne respecte pas les consignes, c’est la police qu’il faut contacter.