Néophyte dans le maniement de la pagaie, Ian Sévigny a relevé le Défi kayak Desgagnés Montréal-Québec 2016 en août. Un périple de 277 kilomètres pour une bonne cause qui lui a fait connaître la beauté du Québec vue du fleuve, le partage et la douleur.

«Je n’avais jamais fait de kayak de ma vie. J’ai commencé le 20 mai avec mon ami Denis Fortin. Ce que je regrette le plus, c’est de ne pas avoir fait un cours de base pour mieux pagayer pour économiser de l’énergie. C’était vraiment difficile mais j’ai réussi. Je pense qu’on peut appeler ça un exploit», fait part l’ancien résident de la région à l’emploi d’Entreprise Robert Thibert à Châteauguay.

Au sein d’un peloton de quelque 150 braves, Ian Sévigny a pagayé environ 40 heures en 4 jours au profit de l’organisme Jeunes musiciens du monde du 18 au 21 août. Ses mains y ont particulièrement goûté. «J’avais deux ou trois ampoules par doigt. À chaque fois qu’on repartait, ça faisait extrêmement mal. Mais après un moment je ne sentais plus rien», rapporte-t-il.

Et le kayak ne sollicite pas seulement les mains et les bras, précise l’homme de 34 ans. «Ça travaille le dos, les abdos, tout le corps. Le dos fait aussi mal à cause de la position», précise Sévigny.

Un défi chaque jour

Chaque jour a recelé un défi particulier, dit-il. «La première journée, il faisait beau et chaud. Il fallait bien manger et s’hydrater. Ça a été la journée la plus longue avec 75 kilomètres à faire», raconte-t-il.

Le deuxième jour a été pour lui le plus difficile. «Le lac Saint-Pierre est tellement large, il n’y avait aucun courant. Il fallait ramer plus fort. On a vu le pont Laviolette à Trois-Rivières pendant six heures», souligne-t-il.

Le 3e jour a été marqué par des rapides et le dernier à l’approche de Québec, par la contre-marée. En raison d’un bris, Sévigny a terminé sa mission en duo.

Côté humain

Ian Sévigny a apprécié le volet humain de l’expédition, évoluer avec ses amis Maxime Caron-Labonté et l’animateur radio Denis Fortin, qui l’a embarqué dans l’aventure. Le contact avec les autres kayakistes et les gens croisés en route l’a ravi. «Les gens s’aidaient, s’encourageaient. J’ai fait beaucoup de belles rencontres», se réjouit-il.

Beauté

Son corps a encaissé durant le voyage mais ses yeux ont été comblés, laisse entendre Ian Sévigny. «Le fleuve est tellement beau. C’est là qu’on découvre qu’on a un Québec splendide», conclut-il.

 

111 500 $ pour les jeunes

Avec l’organisation de cette deuxième édition du Défi kayak Desgagnés Montréal-Québec, Jeunes musiciens du monde a amassé 111 500 $. Cet organisme offre des cours de musique à des jeunes de milieux moins favorisés.