Devant l’école primaire de l’Archipel, sur la rue Arlette-Vincter à Léry, aucun brigadier ni traverse piétonne ne s’y trouvent. Des parents s’inquiètent pour la sécurité de leurs enfants. La Ville de Léry attend l’avancement des développements résidentiels pour identifier les passages destinés aux piétons.
Le 23 septembre, vers 7 h 50, la pluie tombait sur Léry. L’auteure de ces lignes s’est déplacée sur les lieux après qu’une maman ait partagé ses inquiétudes au Soleil relativement à la sécurité des élèves. Des jeunes traversaient seuls la rue Arlette-Vincter en prenant soin de regarder d’un côté puis de l’autre, avant de s’élancer. D’autres étaient accompagnés d’un parent. Ils marchaient en direction de l’école après être descendus d’un véhicule garé sur la rue Arlette-Vincter ou encore la rue Madeleine-Marchand, face à l’école.
Un des parents, Dave Côté, accompagné de sa fille Evaella, note des problèmes de sécurité au quotidien. C’est le cas d’automobilistes qui ne s’immobilisent pas à la vue de piétons traversant la rue. «On est obligés de regarder les conducteurs et forcer un peu le regard pour qu’ils s’arrêtent. […] Ça me fâche. La moindre des choses, dans un quartier où il y a une école, peu importe qui veut traverser, on s’arrête et on le laisse traverser. C’est hyper dangereux le matin, je trouve», déplore-t-il. À la fin des classes, la situation est moindre, ajoute Dave Côté. «Ça fait quatre ans que l’école est construite. Il y a de la peinture [pour identifier les arrêts], mais pas les traverses scolaires», précise la maman qui a communiqué avec le journal. Elle note également la présence de trottoirs d’un seul côté de la rue Arlette-Vincter.
Julie Villeneuve, également un parent, considère plutôt les automobilistes «très respectueux». Traverser la rue Arlette-Vincter pour se rendre à l’école ne constitue pas un enjeu pour elle. Le retrait temporaire des autobus Lion Électrique, le 12 septembre, a occasionné un achalandage à la rentrée matinale par contre. «Il y avait énormément de parents qui venaient conduire leurs enfants», souligne-t-elle.
Responsabilité de la Ville
La rue Arlette-Vincter étant située dans un quartier résidentiel, l’aménagement de mesures de sécurité incombe à la Ville de Léry, informe le ministère des Transports et de la Mobilité durable. Le Centre de services scolaire des Grandes-Seigneuries explique aussi que la présence d’un brigadier, l’aménagement de passages piétonniers ou toute autre modification sur le plan routier constitue la responsabilité des municipalités.
Le directeur général de Léry Michel Morneau précise que la ville octroie un contrat pour le lignage de rues une fois par année. En 2026, le mandat sera élargi aux corridors de marche, au marquage au sol à proximité des arrêts obligatoires et dans les rues du Quartier de l’école menant à un passage piétonnier, dont celui situé entre les numéros civiques 24 et 26 de la rue Arlette-Vincter. «Les infrastructures [de la phase 2] seront terminées en juin 2026. On va pouvoir ligner tout le quartier», convient-il.
Une traverse à la hauteur de l’école de l’Archipel n’est toutefois pas envisagée. «Le ministère des Transports ne favorise jamais les traverses ailleurs qu’à une lumière ou un stop», ajoute M. Morneau.
Les usagers sont avisés qu’ils circulent à proximité d’une école à l’entrée du quartier. Un panneau de signalisation illustrant les silhouettes d’un garçon et d’une fille marchant vers la droite y est installé. Sa signification : indiquer «aux conductrices et conducteurs qu’ils entrent dans une zone scolaire», peut-on lire sur le site du gouvernement du Québec. Un panneau précisant la limite de vitesse dans la zone scolaire est visible au bas du panneau de signalisation.

