La dernière parcelle boisée du périmètre urbain à Sainte-Martine, une propriété privée, sera protégée à perpétuité. Nommée la réserve naturelle du Bois-Martin, elle se démarque par sa diversité.
Le terrain de 5,59 hectares, à la hauteur des rues Armand et Martin, comporte majoritairement des pins blancs. Une jeune forêt de feuillus et une friche herbacée à graminée s’ajoutent. «Cette aire protégée présente ainsi une mosaïque d’habitats favorisant la présence de plusieurs espèces fauniques et floristiques, dont le caryer ovale, une espèce d’arbre susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec, ainsi que la tortue serpentine, une espèce désignée préoccupante au Canada, dont un individu a été observé dans la décharge Poupart qui traverse la réserve naturelle», explique Josée Guimond, relationniste de presse au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).
Québec a entamé les démarches de reconnaissance du site après avoir reçu la demande de l’un des propriétaires. Son intention : «assurer la conservation des écosystèmes, des espèces ou des paysages».
La demande a fait l’objet d’une analyse puis d’une visite du terrain de la part du MELCCFP. La demande de reconnaissance doit répondre aux critères d’admissibilité et la visite des lieux s’avère utile pour découvrir ses caractéristiques et définir les enjeux possibles à long terme. Le processus s’est clôturé via des documents officiels, dont une entente entre les parties.
Sur la réserve naturelle du Bois-Martin, les propriétaires pourront exercer des activités de protection, comme assurer un contrôle d’espèces envahissantes. Ils pourront voir également à l’entretien des infrastructures en place et pratiquer des activités scientifiques, éducatives et récréatives «se limitant à la randonnée, l’observation et l’interprétation de la nature», souligne Mme Guimond.
Pour le moment, les propriétaires utilisent les lieux pour la marche ainsi que la pratique de la raquette et le ski de fond durant la saison hivernale.
Le Soleil aurait aimé discuter avec les propriétaires de la reconnaissance du site comme réserve naturelle. Québec dit leur avoir soumis nos coordonnées. Ils n’avaient pas communiqué avec le journal au moment de la publication de l’article.


