Josée Théberge, de Beauharnois, a passé un bien mauvais réveillon de Noël l’an dernier puisqu’elle a été victime d’un arrêt cardiaque le 24 décembre. Cinq mois plus tard, elle a remercié personnellement les policiers de Châteauguay qui l’ont ramenée à la vie.

Mme Théberge n’a aucun souvenir de la veille de Noël 2016. «Pour moi, c’est comme si je m’étais couchée, je m’étais endormie, mon cœur a arrêté de battre et je me suis réveillée en sortant de l’hôpital deux semaines plus tard», raconte-t-elle. 

Peu avant 18 h ce soir-là, Mme Théberge s’est étendue sur son divan pour se reposer. «Je me suis installé à côté d’elle avec mon téléphone pour jouer au poker, se souvient son conjoint Marc Lefebvre. Elle commençait à ronfler, mais ça sonnait drôle.» Rapidement il a vu que quelque chose clochait. Il a alors composé le 911 et commencé les manœuvres de réanimation. «Je ne pensais pas que je réagirais aussi vite avec ma conjointe», confie-t-il.

Quatre chocs de défibrillateur

Trois minutes après l’appel au 911, l’agent du service de police de Châteauguay Nikolas Guy est arrivé au domicile du couple. Il a pris le relais de M. Lefebvre et a continué le massage cardiaque. Sa collègue Amélie Tisseur l’a rapidement rejointe. «Je suis entré les mains vides le temps d’évaluer la situation. Vous étiez inconsciente, vous n’aviez pas de pouls, a raconté l’agent Guy lors de la rencontre avec Mme Théberge. Aussitôt qu’Amélie est arrivée, on a mis les pages du défibrillateur qui était dans son véhicule. À ce moment-là, la machine a conseillé de faire le choc.» La femme de 52 ans a reçu quatre chocs avant de revenir à la vie.  «C’est merveilleux parce que tout ça a fait en sorte que je n’ai aucune séquelle! Je vous remercie vraiment beaucoup», témoigne-t-elle visiblement émue.

Embauchés en juin 2016, les agents Nikolas Guy et Amélie Tisseur (qui travaille désormais au service de police de la ville de Montréal) en étaient à leur première réanimation dans le cadre de leurs fonctions. Ils ont beaucoup apprécié que Josée Théberge prenne la peine de venir les remercier. «On n’a pas l’occasion de se le faire dire souvent. On ne fait pas ce travail pour ça, confie l’agent Guy. De voir que notre travail a apporté quelque chose de grand comme ça, c’est l’fun.»

L’inspecteur du service de police de Châteauguay Yanick Dufour a quant à lui, rappelé l’importance de la «chaîne de survie» que représentent tous les services d’urgence. «Aujourd’hui, on est très fiers que vous nous remerciiez, mais on a des partenaires qui ont collaboré à votre survie. Ultimement on est contents d’apprendre que vous n’avez pas de séquelles.» 

«Une miraculée»

Josée Théberge souligne que les médecins la surnomment la miraculée. Après ce premier arrêt cardiaque, elle en a fait un deuxième la nuit suivante. La Beauharlinoise a reçu deux autres défibrillations et a été plongée dans un coma artificiel pendant quatre jours. Aujourd’hui elle se porte mieux. Elle devrait reprendre son boulot dans le domaine des assurances à la fin du mois de juin.  

Quelques chiffres

2014 :Le service de police de Châteauguay s’est équipé de défibrillateurs en 2014.

50 :Depuis l’acquisition des appareils de défibrillation, ils ont été utilisés une cinquantaine de fois.

4 :La police confirme que quatre vies ont été sauvées grâce à cet équipement.

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