De nombreux citoyens de la région ont subi des inondations dans les derniers mois. Les infrastructures municipales sont vieillissantes et d’importants travaux doivent être réalisés. Les villes réclament davantage d’aide financière de Québec pour y arriver. Autre exemple, aucune subvention n’a été accordée pour l’instant pour l’agrandissement de l’usine de production d’eau potable de Châteauguay. Que proposez-vous pour aider les municipalités et leurs citoyens sur le plan des infrastructures ?
Marianne Pharand-Roy – Québec solidaire
Les taxes municipales sont des taxes sur la richesse, la seule richesse de la majorité des ménages. Une taxe qu’ils paient sur la valeur de leur maison, même si la valeur nette est moindre selon le capital restant sur leur hypothèque. Les locataires y contribuent également par leur loyer.
Pour les multimillionnaires, leur domicile principal représente une fraction de leur richesse.
Les municipalités devront faire des investissements majeurs dans les prochaines années pour renouveler leurs infrastructures vieillissantes et s’adapter aux changements climatiques. Sans une répartition de la richesse pour soutenir les municipalités, nos taxes municipales et les loyers vont exploser dans les prochaines années.
Québec solidaire est la seule formation politique qui a le courage d’adresser la question du partage de la richesse en augmentant les impôts des multimillionnaires.
Pour les investissements dans la production d’eau potable, ils sont la conséquence de la contamination des lagunes de Mercier, pour laquelle la communauté n’a jamais été indemnisée alors que les pollueurs sont partis avec les profits. Nous avons pris plusieurs engagements sur ce dossier, dont l’indemnisation de la communauté pour la contamination, qui représenterait 16 millions de dollars de dépenses annuelles pour les propriétaires et locataires des villes de la circonscription.
Félix Rhéaume – Parti libéral du Québec
Les inondations sont le sujet dont on me parle le plus fréquemment quand je rencontre des citoyens. Plusieurs maisons ont été inondées non seulement en juin dernier, mais à plusieurs reprises au cours des dernières années. Cette situation est simplement inacceptable et démontre l’urgence d’investir dans nos réseaux d’aqueduc et d’égouts vieillissants.
Les municipalités ne peuvent pas assumer seules ces investissements majeurs. Le gouvernement actuel de la CAQ a malheureusement réduit de presque moitié la part des infrastructures municipales dans le PQI. Le Parti libéral du Québec s’engage à faire passer cette part de 4,4 % à 8 % du PQI au cours d’un premier mandat.
La question de l’approvisionnement en eau potable concerne également les municipalités voisines qui sont desservies par Châteauguay. Avec un gouvernement libéral qui agira comme un véritable partenaire et qui investira dans les infrastructures en eau, nous pourrons trouver des solutions pérennes qui répondront aux besoins de l’ensemble de la région.
Protéger nos citoyens contre les inondations et assurer un approvisionnement fiable en eau potable sera une priorité pour moi. Je m’engage donc à appuyer les municipalités de la circonscription de Châteauguay dans leurs démarches visant à moderniser leurs infrastructures d’eau potable, d’aqueduc et d’égouts.
José Bro – Parti vert du Québec
Les inondations récentes et le vieillissement de nos infrastructures montrent une chose : nous ne pouvons plus attendre qu’une catastrophe survienne avant d’agir.
À Châteauguay et dans les municipalités voisines, Québec doit être un partenaire, pas un obstacle. Je propose la création d’un programme québécois d’investissement prévisible et pluriannuel permettant aux municipalités de planifier leurs travaux sur 10 à 20 ans plutôt que de dépendre de programmes ponctuels et imprévisibles.
Il faut prioriser la réfection des réseaux d’égout et d’aqueduc, la gestion des eaux pluviales, la prévention des inondations et l’adaptation aux événements climatiques extrêmes. Les projets essentiels, comme l’agrandissement de l’usine de production d’eau potable de Châteauguay, doivent pouvoir avancer rapidement lorsqu’ils répondent aux besoins réels de la population.
Je veux également que Québec assume une plus grande part des coûts lorsque les travaux sont nécessaires pour assurer la sécurité et les services essentiels, afin d’éviter que la facture se retrouve ultimement sur le compte de taxes des citoyens. Je veux être le député qui va cogner aux portes des ministères, défendre les dossiers de Châteauguay et obtenir des résultats.
Notre eau potable, nos routes et nos réseaux d’égout sont des infrastructures essentielles. Investir maintenant, c’est protéger nos citoyens et éviter des coûts beaucoup plus élevés demain.
Marie-Belle Gendron – Coalition avenir Québec
Nous sommes très conscients des défis que posent les inondations vécues par plusieurs de nos citoyens en raison du vieillissement des infrastructures municipales et du rattrapage qu’on doit faire à cause des sous-investissements des gouvernements précédents.
Depuis 2018, on a fait le choix de doubler les transferts aux organismes municipaux, qui atteignent maintenant 7,4 G$. Nous nous sommes engagés à rehausser le Plan québécois des infrastructures (PQI) à 180 G$ et à réserver 75% des investissements pour le maintien des infrastructures existantes. Sur le plan spécifique des infrastructures d’eau, plus de 7 G$ sont prévus au PQI, notamment via deux programmes normés, leur modernisation demeure essentielle afin d’assurer un développement durable.
Concernant l’usine de production d’eau potable de Châteauguay, nous avons accompagné la Ville de près tout au long du processus et l’avons informée des conditions d’admissibilité du programme concerné. En pleine connaissance de cause, la Ville a pris la décision qu’elle jugeait la mieux adaptée à sa réalité, en choisissant d’octroyer un contrat qui la rend désormais inadmissible au programme.
Je demeure ouverte et disponible pour les aider dans leurs besoins en infrastructures. La campagne est toujours en cours, nous aurons l’occasion de faire d’autres belles annonces d’engagements sur le financement des infrastructures hydriques et municipales.
Yannick Trudeau – Parti Québécois
Les inondations récentes et le vieillissement de nos infrastructures, comme l’usine d’eau potable de Châteauguay, démontrent l’urgence d’agir. Les municipalités ne peuvent plus porter seules ce fardeau. Trop dépendantes de la taxe foncière, elles disposent d’une marge de manœuvre limitée, dans un contexte de déficit d’investissements en maintien des actifs.
Il ne s’agit toutefois pas d’un enjeu nécessitant un engagement précis, puisque la problématique est globale. Le Parti Québécois s’est engagé à réformer les programmes consacrés aux infrastructures d’eau afin que les investissements reposent sur des critères transparents et appliqués uniformément. Le PQ veut pérenniser leur financement en incitant les municipalités à produire un plan de gestion de leurs actifs comprenant un inventaire, le niveau de services et une stratégie de gestion du cycle de vie. Les investissements seront consacrés au maintien d’actifs et à l’entretien préventif afin de réduire les pertes d’eau potable, limiter les débordements d’eaux usées et prolonger la durée de vie des infrastructures.
Enfin, un gouvernement péquiste prévoit augmenter les redevances imposées aux grands préleveurs industriels, ainsi que assujettir le Fonds bleu aux recommandations du Commissaire au développement durable. C’est en travaillant avec nos villes et en leur donnant les moyens d’agir que nous renforcerons notre résilience aux changements climatiques.
NDLR :Nous n’avons pas eu de retour du Parti conservateur du Québec. Les réponses sont publiées selon l’ordre que nous les avons reçues.

