La police de Châteauguay a érigé un poste de commandement dans le stationnement de la paroisse Marguerite d’Youville rue Rainville à Châteauguay, le mercredi 30 mai, dans l’espoir de recueillir de nouvelles informations concernant Elsa Maria Vargas Valerin, une femme de 51 ans disparue depuis le 1er mai.

«L’objectif est de diffuser l’information à grande échelle, explique l’agente Martine Denis de la police de Châteauguay. On veut que les citoyens voient la photo afin de nous fournir toutes informations pertinentes. On veut aussi qu’elle (la disparue) voie qu’on la recherche. On veut qu’elle voie que sa famille est là pour elle, et qu’elle se manifeste, qu’elle envoie un message pour nous dire que sa santé n’est pas compromise», dit-elle.

La police privilégie pour l’instant la thèse du départ volontaire. Ce puisque la Châteauguoise a téléphoné à une amie, le jour de sa disparition, en lui disant qu’elle «voulait partir», rapporte l’agente Denis. «Mais jusqu’ici, rien ne nous laisse croire qu’elle serait dépressive» précise-t-elle.

Mme Vargas aurait également tenté de joindre un membre de sa famille au Costa Rica deux ou trois jours après que sa disparition ait été rapportée. Mais la personne qu’elle tentait de joindre n’était pas disponible à ce moment. «Depuis, nous n’avons plus d’indices sur ses activités. Ni sur ses médias sociaux ni dans ses comptes bancaires», rapporte l’agente Denis.

Famille venue du Costa Rica

Dans le stationnement de la rue Rainville, là où le poste de commandement de la police est installé, des membres de la famille de Mme Vargas et plusieurs amis étaient rassemblés dès 8h.  Angelica Maria Vagas Valerin, sœur de la disparue, est venue du Costa Rica avec son frère dans l’espoir de trouver de nouveaux indices sur sa sœur. «C’est très difficile, confie-t-elle en rejetant la thèse du départ volontaire privilégiée par la police.  Selon nous, la première chose qu’elle aurait fait si elle avait voulu partir, c’est de revenir avec nous au Costa Rica.  On est très inquiet, parce que ça ne lui ressemble pas de partir comme ça, sans papiers et sans vêtements», dit-elle.

La colocataire de la femme disparue, Diana Becerra, vit également très mal la disparition de son amie de longue date. «Quand elle a disparu, le 1er mai, j’étais allée voir des membres de ma famille en Colombie. J’ai reçu l’appel de la police de Châteauguay alors que j’étais là-bas. Ça m’a mis dans un état de choc. Depuis, j’ai l’impression d’être dans un cauchemar. Et je ne me réveille jamais», confie-t-elle.

La police de Châteauguay a établi un poste de commandement. (Photo Patricia Blackburn)

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Martine Denis, agente socio-communautaire de la police de Châteauguay, est sur place pour recueillir des informations. (Photo Patricia Blackburn)