La réfection du pont Paul-Jeanneau à Sainte-Martine s’étendra sur plusieurs années. La mairesse Mélanie Lefort invite les citoyens à s’armer de patience puisque le gouvernement du Québec parle d’un appel d’offres en… 2029.
«Je nous invite à gérer nos attentes, ça nous prendra de la patience», a glissé aux citoyens Mme Lefort lors de la séance publique en mai.
Les élus ont présenté un échéancier à la séance publique. Entre l’avant-projet définitif à la fin janvier 2027 et l’appel d’offres en 2029 s’insèrent les plans et devis, les acquisitions, les autorisations environnementales et le déplacement des services publics.
Sandra Dumouchel, conseillère aux communications et services aux citoyens à Sainte-Martine, parle d’un «échéancier préliminaire» qui est «sujet à changement». De son côté, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) considère «difficile» d’établir «un échéancier précis». Le financement du pont, dont la responsabilité est confiée au Ministère, sera assuré par Québec.
«Indice patrimonial très élevé»
Construit en 1887, le pont Paul-Jeanneau «possède un indice patrimonial très élevé», mentionne Marie-Michelle Pilon, porte-parole régionale pour la Montérégie au ministère des Transports et de la Mobilité durable.
Québec envisage de redonner le droit de traverser la rivière Châteauguay aux conducteurs de véhicules lourds et légers, piétons et cyclistes via le pont Paul-Jeanneau, mais également le pont ferroviaire adjacent.
Circulation restreinte depuis 2022
En raison de la capacité portante de l’infrastructure, le MTMD restreint le passage sur le pont Paul-Jeanneau aux véhicules de 10 tonnes maximum seulement depuis le 18 juillet 2022. Le détour empruntant le rang Dubuc, le chemin du Grand-Marais ainsi que les routes 205 et 138 est bien connu des automobilistes.
Des inspections spécialisées du Ministère ont occasionné la fermeture complète du pont les mois suivants. Ces travaux étaient nécessaires pour assurer la sécurité de la structure après que des automobilistes à bord de véhicules en surcharge aient franchi le pont, malgré la présence de surveillants routiers.
Blocs de béton et signalisation sont visibles à proximité du pont depuis l’automne 2022. «Ceux-ci visent à restreindre la largeur disponible pour les mouvements des véhicules lourds aux abords de la structure et limitent leur circulation.
Lorsque le Ministère a le moindre doute quant à la sécurité d’une infrastructure, il n’hésite pas à en interdire ou en limiter la circulation, et ce, sans délais», explique Mme Pilon.


