Des passagers d’autobus du CITSO se sont plaints de la chaleur intense à bord de véhicules sans climatisation. L’organisme indique que des pannes sont en cause et assure que ce n’est pas faute d’entretien.
Une citoyenne a affirmé au journal avoir presque perdu conscience dans l’autobus du circuit 28 à bord duquel elle se trouvait, le 5 juillet, vers 17h, en route vers Montréal, tellement la chaleur y était intense. «On dit qu’il est criminel de laisser des enfants ou des animaux dans une voiture les vitres fermées durant l’été car la température à l’intérieur monte extrêmement vite et peut causer la mort. Je peux vous dire que le CITSO n’a pas compris ça», a exposé la dame dans un courriel.
«Moi aussi j’y étais hier (le 4 juillet) en direction de Montréal et c’était l’enfer. Je partais pour La Ronde avec mes gars. Je me sentais tellement mal que rendue à Angrignon j’ai failli virer de bord», raconte une autre usagère sur le compte Facebook «Spotted Chateauguay».
Selon les plaignantes, l’absence de climatisation dans les autobus aux fenêtres scellées du CITSO est répétitive.
Trois autobus touchés
«La semaine dernière n’a pas été une bonne semaine», a réagi Hélène Côté, directrice générale du CITSO, contactée par le journal. Des pannes du système de climatisation ont touché trois autobus les premiers jours de juillet. Dans un cas, le chauffeur a oublié de signaler la panne à la fin de son quart de travail de sorte que le véhicule a repris la route le lendemain sans que le problème ne soit corrigé, a informé Mme Côté.
Dans un autre cas, c’est un ventilateur à l’arrière de l’autobus qui a cessé de fonctionner. Comme il faisait frais à l’avant, il a fallu du temps avant que le conducteur ait connaissance du problème et le fasse corriger, a laissé entendre Hélène Côté. Parfois, il peut juste s’agir d’une question d’ajustement de la ventilation. Elle invite les passagers à informer le chauffeur s’il fait chaud à l’arrière de l’autobus. «Il ne faut pas hésiter à aviser le chauffeur. Lui ne sent peut-être pas qu’il fait chaud à l’arrière», a encouragé la directrice générale.
14 pannes sur 6900 départs
Mme Côté assure que les véhicules fournis et opérés par la compagnie Transdev sont inspectés régulièrement et entretenus. «Nous avons un bon système de prévention mais c’est de la mécanique», fait-elle valoir.
Au cours du mois de juin, le CITSO a consigné 14 pannes. «Sur 6900 départs, c’est quand même minime mais nous sommes conscients qu’une panne occasionne beaucoup de problèmes pour les passagers», a-t-elle nuancé.
