L’entreprise Logiag, de Châteauguay, a obtenu un prêt sans intérêt de 470 000 $ du gouvernement fédéral. L’aide alloué vise à aider la compagnie spécialisée en agronomie à commercialiser son système d’analyse des sols au laser.
«Les fonds versés à Logiag lui permettront de mettre en marché la spectroscopie d’émission de plasma induit par laser, une technologie qui indique aux producteurs agricoles la quantité exacte d’engrais requise pour éviter la surutilisation de produits chimiques. Le nouveau procédé génère des données plus précises, plus rapidement et à un coût moindre que les analyses chimiques conventionnelles», indique un communiqué de la députée fédérale de Châteauguay-Lacolle, Brenda Shanahan.
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Exploit historique
Logiag a obtenu récemment la certification ISO 17025 pour la technologie Laserag qu’elle a développée en collaboration avec le Conseil national de recherches Canada (CNRC). Il s’agissait d’une première au monde dans le domaine pour l’entreprise fondée par les frères Charles et Jacques Nault. L’accréditation internationale délivrée par le Conseil canadien des normes (CCN) constitue une solide assise pour vendre leur système à travers le monde, estiment-ils.
Le soutien financier accordé dans le cadre du programme fédéral Agri-innovation permettra à l’entreprise de créer 45 emplois sur 5 ans, selon le communiqué. Logiag emploie actuellement 36 personnes. Elle devra rembourser la contribution sur un horizon de 10 ans.
Reconnaissants
Ses dirigeants apprécient le coup de pouce obtenu. « L’aide financière reçue a été capitale pour monter un laboratoire de classe mondiale et démontrer notre technologie laser qui suscite un grand intérêt, précise dans le communiqué Charles Nault, président-directeur général de Logiag. Des représentants de grandes organisations telles que Bayer, SGS et Eurofins Scientific sont d’ailleurs venus confirmer leurs hypothèses chez nous.»
Caractéristiques de l’aide
1. Les fonds de contribution sont libres d’intérêts, à l’exception des intérêts imputés aux paiements en souffrance et aux créances dues à la Couronne, le cas échéant.
2.? L?es contributions doivent être remboursées sur une période maximale de 10 ans après l’achèvement du projet.
3. Le remboursement commence en général un an après la fin du projet.
(Source – Bureau de la députée Brenda Shanahan)
