Bianca Dubeau, de Sainte-Martine, a reçu un texto très inquiétant de son fils lundi à 13h17 : «Maman on ne peut pas entrer dans l’école, il y a un tireur».
Finalement, il y a eu plus de peur que de mal. La mère de famille déplore toutefois ne pas avoir obtenu d’information des autorités scolaires durant la journée. Une erreur qui a touché une partie des parents et qui a été corrigée, a indiqué au journal la Commission scolaire des Trois-Lacs.
Le fils de Mme Dubeau est inscrit dans un programme sport études en baseball à l’école secondaire Chêne-Bleu à Pincourt. Son fils revenait de dîner à l’extérieur quand il lui a envoyé le fameux texto.
«Je capotais! Je l’ai appelé immédiatement, mais il ne savait rien», relate Mme Dubeau. Un autre parent avec qui elle fait du covoiturage est allé chercher son garçon à l’école et d’autres élèves.
Confinement
La Martinoise a appris ce qui se passait un peu plus tard dans l’après-midi dans les médias.
La présence de trois adolescents autour de l’école, dont un qui aurait une arme à feu, a été signalée à la police un peu avant midi, a indiqué Joyce Kemp, porte-parole de la Sûreté du Québec. La direction de l’établissement a été avisée. Une opération de confinement a été déclenchée. La Sûreté du Québec a déployé ses effectifs. Ses agents ont finalement intercepté deux adolescents et trouvé un fusil à plomb. «Il n’y a pas eu d’arrestation. Ils ont été interpellés», a souligné la sergente Kemp.
L’intervention s’est terminée vers 14h.
Communiqué de l’école
Mme Dubeau a reçu un message de l’école sur la situation vers 22h lundi soir. Elle était mécontente de ne pas avoir été informée avant.
L’établissement, qui compte 1300 élèves, a envoyé un communiqué aux parents vers 17h mais tous n’étaient pas inscrits sur la liste d’envoi, a expliqué au journal Colette Frappier, porte-parole de la Commission scolaire des Trois-Lacs. «Un groupe de parents dont les coordonnées n’avaient pas été fusionnées à la liste d’envoi ne l’ont pas reçu. Ils étaient environ 300. Quand l’école s’en est aperçue, elle a corrigé l’erreur. Le groupe a été ajouté et le communiqué réexpédié», a-t-elle informé.
Mme Frappier a précisé que le communiqué avait été publié sur le site internet de la commission scolaire vers 17h.
Dans celui-ci, l’école expose les faits mentionnés plus haut. Elle souligne que l’opération de confinement et l’intervention de la police se sont très bien déroulées. Elle fait part que «des services de soutien et d’écoute de professionnels seront offerts aux élèves et aux membres du personnel aussi longtemps qu’il sera nécessaire».
Bien géré
Au final, Bianca Dubeau estime que «la situation a été bien gérée sur place» par les autorités. «Mon fils ne s’est pas senti en danger», apprécie-t-elle.
