Une résidente de Mercier dénonce l’abattage d’arbres dans un boisé du parc Loiselle en vue de l’aménagement de la patinoire réfrigérée. La résidente, qui préfère garder l’anonymat, aurait aimé que la Ville envisage d’autres options «sans tout massacrer [le] boisé».

Cet espace était vivant, dit-elle. Des enfants s’y amusaient, des résidents utilisaient les appareils d’entraînement à proximité. La Merciéroise relate avoir été consultée, avec les gens du voisinage, dans le cadre d’une présentation en mode virtuel il y a plusieurs années. C’était durant la pandémie de la COVID-19.

 «Elle [la mairesse Lise Michaud] nous avait dit que quelques arbres étaient porteurs de l’agrile du frêne. Il fallait les abattre», se souvient-elle. Les résidents ont également pris connaissance de l’emplacement de la patinoire. «On était rassurés», ajoute-t-elle.

Or, le 2 mai la machinerie lourde est arrivée sur le terrain et a «tout jeté par terre». «On avait de beaux cèdres, se désole la résidente. Pourquoi se déplacer à l’extérieur [de la zone] qu’on nous avait indiqué?», se questionne-t-elle.

Le directeur général de la Ville de Mercier René Chalifoux rappelle que depuis la consultation citoyenne, les plans entourant le projet récréatif et les dimensions de la patinoire réfrigérée ont changé. L’aire de glace occupera 200 pieds X 85 pieds.

Les frênes malades ont effectivement été retirés. Les nouveaux plans ont engendré la coupe d’une haie de cèdres, non prévue au moment de la consultation. «Les arbres coupés se situent à l’intérieur de ce qui était prévu, soutient M. Chalifoux. En l’installant [la patinoire] au parc Loiselle, on savait qu’on aurait à couper certains arbres, mais on a fait le minimum requis.» Pour compenser la perte des cèdres, Mercier s’engage à replanter des arbres au calibre similaire.

Un bâtiment, abritant un chalet et un espace de rangement pour la Zamboni, s’ajoutera à la patinoire réfrigérée. Le chantier s’est mis en branle vers le 21 avril, indique M. Chalifoux. La fondation de la toiture est prévue au début juin. La fondation du bâtiment et celle de la patinoire devraient suivre respectivement à la mi-juin et mi-septembre. Quant au bâtiment, la structure devrait s’élever à la mi-juillet. «On prévoit, vers la fin octobre, la livraison de la patinoire», précise le directeur général.