La triathlète de Mercier Denise Boies a réalisé un doublé chez les 65-69 ans à la fin juin dans le cadre de deux événements sportifs du Challenge Family CAP à Québec. Elle a nagé 3,4 km, pédalé 130 km et couru 31,1 km en deux jours.

L’athlète de 66 ans a terminé première au triathlon olympique, le 27 juin, et au triathlon demi-longue distance, le lendemain. Le samedi, Mme Boies a nagé 1,5 km, pédalé 40 km et couru 10 km en un temps de 2 heures, 41 minutes et 43 secondes. Deux autres athlètes de son groupe d’âge prenaient part à l’événement. Le lendemain, Denise Boies a revêtu sa combinaison en vue du triathlon demi-longue distance. Elle a réalisé 1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21,1 km de course à pied aux côtés d’une autre athlète dans son groupe d’âge. Mme Boies a franchi le fil d’arrivée avec un temps de 5 heures, 44 minutes et 01 seconde, peut-on voir sur le site de Sportstats.

«Incroyable. […] Il y a bien juste Denise qui nous fait deux épreuves», lance son entraîneure Virginie Dufresne de l’Escouade Triathlon à Saint-Constant.

Performer ainsi deux jours consécutifs correspond aux entraînements de la Merciéroise. «Mon corps s’habitue à ce que je fais», dit l’athlète de longue distance. «Elle a tellement de volume qu’elle est capable d’en encaisser davantage. Une personne qui s’entraîne moins va être courbaturée. Si ton corps est habitué de faire cette charge, tu récupères bien», poursuit l’entraîneure.

Denise Boies en action à Québec. (Photo : gracieuseté – Louis Buisson)

Denise Boies a joint l’Escouade Triathlon il y a six ans. L’athlète s’entraîne avec ce groupe deux journées par semaine. À cela s’ajoute un plan de match mensuel mis en application chaque jour. Mme Boies s’attarde également à sa nutrition… la «4e discipline» d’un triathlon explique Mme Dufresne. L’alimentation impacte la performance. Depuis son arrivée au sein du groupe, Denise Boies a intégré la musculation à ses entraînements.

Virginie Dufresne emploie les mots «leader positif, passionnée, tellement assidue, dynamique, sourire et énergie contagieuses» pour décrire l’athlète de Mercier. Elle vante son ouverture et son intérêt d’apprendre en discutant avec les autres membres du groupe. «C’est une femme à côtoyer au quotidien», dit-elle. L’Escouade Triathlon compte deux sexagénaires.

Les triathlons olympique et demi-longue distance ne constituent pas le summum sur le plan compétition. Celle qui a participé à son premier marathon en 2015 cumule des ultra triathlons. Elle était du nombre des inscrits au CanadaMan XTRI, un triathlon extrême, en 2021 à Lac-Mégantic.

Bouger en continu

Marcher, courir, faire du vélo… bouger, c’est «s’occuper de soi», selon Denise Boies. Les gens devraient être actifs en continu. Cesser toute activité peut nuire à la santé. «Plus longtemps on arrête, plus c’est difficile de reprendre», résume la triathlète.

Il n’y a pas d’âge pour commencer à bouger, poursuit la résidente de Mercier. Pour maintenir sa motivation, elle conseille de joindre un club de marche ou de course, dans le cas de ces activités. «Tu te fais des amis, des connaissances. C’est social», exprime Denise Boies. L’ajout du suivi d’un entraîneur permet au sportif de développer de «bonnes bases et éviter les blessures».

Une histoire de famille

Bouger, c’est une histoire de famille pour Denise Boies. Elle témoigne de la vie active de sa mère fervente de vélo, ski et patin. «Elle nous a inculqué de bouger», affirme Mme Boies. Durant son enfance et adolescence, Mme Boies a pratiqué le badminton, le tennis, le ski alpin, la raquette et le vélo. «C’est ma passion», dit-elle de la dernière activité sportive.

La triathlète court depuis qu’elle a joint le club de course Les Riverains à Châteauguay, il y a une quinzaine d’années. La natation s’est présentée plus tard, en 2015. Il s’agit d’un sport difficile, dit-elle. «C’est la discipline, parmi les trois [natation, vélo, course à pied], la plus technique à maîtriser quand on est en âge avancée, ajoute le conjoint de Mme Boies et coureur sur route, Sylvain Lapalme. Si on commence après 50 ans, la technique s’acquiert avec des années et des années de pratique.»

Denise Boies, tout comme sa mère, a légué le goût du sport à sa fille Lise-Marie. «On a fait du triathlon ensemble. Je l’ai traînée partout», relate-t-elle.

Dépassement de soi

Mme Boies aime le dépassement de soi et avoue être compétitive envers elle-même. L’athlète se considère «privilégiée». Son corps suit la cadence imposée. Elle le dorlote tout de même en variant ses sorties sous les recommandations de son entraîneure Virginie Dufresne. Mme Boies profite de brèves pauses pour se reposer. «On bâtit le physique», indique-t-elle. En septembre, Denise Boies se déplacera en Ontario pour prendre part au triathlon demi-longue distance Barrelman Niagara Falls.