Depuis 2015, le citoyen de Mercier, Daniel Pilon, demande à la Municipalité de rendre public le contenu du rapport de l’étude de faisabilité à l’origine du projet de corps policier, ce que la Ville refuse. C’est finalement la Commission d’accès à l’information qui tranchera.
Avant de démarrer le projet de service policier autonome, la Ville de Mercier avait commandé une étude de faisabilité à la firme TRAK. C’est d’ailleurs grâce à ce document que la municipalité a décidé d’aller de l’avant. Les grandes lignes du rapport ont été présentées à la population merciéroise, mais le document complet n’a jamais été rendu public.
Dans l’espoir d’y avoir accès, l’ancien conseiller municipal Daniel Pilon s’est adressé à la commission d’accès à l’information qui devra rendre sa décision d’ici trois mois. Il estime que les élus manquent de transparence. «En ne voulant pas dévoiler ce rapport, la mairesse et le conseil créent un climat de suspicion et d’interrogation sur le bien-fondé de la création de ce corps de police», déplore M, Pilon. Je ne peux m’empêcher de penser que si on ne le dévoile pas, c’est que les décisions de nos élus sont basées sur l’arbitraire et semblent excessivement risquées pour la structure financière de la ville.»
Protéger l’intérêt des citoyens
Pour la mairesse de Mercier, Lise Michaud, c’est dans l’intérêt des citoyens de Mercier que le rapport ne soit pas public, car des données contenues dans le document pourraient être utilisées contre la Ville de Mercier dans le cadre de négociations. «Que ce soit syndicalement, avec des partenaires ou des clients, dans les négociations avec Châteauguay, on ne peut pas dévoiler notre jeu de cartes avant la fin de la partie», illustre la mairesse.
Un rapport gardé sous clé
Pour s’assurer qu’il n’y ait pas de fuite, le rapport est conservé sous clé dans le bureau de Mme Michaud. M. Pilon questionne le fait qu’aucun conseiller municipal n’ait eu de copie pour le consulter. «Le rapport a été présenté aux sept élus lors d’une soirée avec les consultants, assure-t-elle. Ils ont pu poser toutes les questions et il n’y a pas une virgule qui n’a pas été présentée dans le rapport.»

